02 juin 2007
Le petit nouveau est là !
Cette fois ci, c'est la bonne. Après de nombreux mois de gestation et d'attente, mon nouveau livre est prêt. Il sera en vente à Abidjan dès la semaine prochaine. Pour l'étranger, je réfléchis à des pistes. Auto-édition à travers des outils comme Lulu ou manuscrit.com ? Passage par L'Harmattan comme pour La France que je combats ? Autre éditeur ? J'attends vos suggestions.
Le titre du livre ? " La Recolonisation de l'Afrique - le cas de la Côte d'Ivoire". Si je veux résumer mon intention (c'est vous qui jugerez le résultat final), je dirais que j'ai voulu faire une démonstration, là où mon précédent livre était plutôt un témoignage. J'ai voulu démontrer que la crise ivoirienne était une des manifestations d'un projet ambitieux de recolonisation de notre continent par les puissances occidentales, dont la France. Je me suis attaché à mettre en lumière les écrits de politiques, de penseurs et de journalistes évoquant quasi-clairement ce projet. Puis, j'ai analysé les discours, les postures et les actes de la France dans la crise ivoirienne pour montrer que son objectif principal était de se poser en seule dépositaire de la violence légitime, afin de créer un champ de conflictualité se caractérisant par l'insolvabilité des contradictions, et de faire apparaître la mise sous tutelle du pays comme la seule solution possible. J'inscris ce conflit, a posteriori, dans un cadre panafricain et je lance des pistes de réflexion autour d'un thème : comment conjurer le spectre de la recolonisation de l'Afrique ?
J'ai trop parlé. En exclu pour le village, la couverture de " La Recolonisation de l'Afrique - le cas de la Côte d'Ivoire".
Koffi Olomidé et son ami Guillaume
«La fonction fait l’homme»,
Certains amis de Guillaume Soro, qui avaient honte de lui il y a peu et juraient ne pas le connaître, se précipitent désormais dans ses bureaux pour lui témoigner toute leur sympathie. Parmi eux, une star ! Koffi Olomidé himself ! Attaqué au sujet de ses «atalakus pro-rebelles», Koffi Olomidé niait tout en bloc. «Je ne suis pas un rebelle», se défendait-il. «Je ne connais pas ce monsieur, je ne l’ai jamais vu et ne lui ai jamais parlé, même au téléphone (…) Je chante des noms pour de l’argent sans spécialement connaître ces personnes. Dans le cas espèce, c’est votre confrère David Monsoh qui m’a envoyé une liste de noms et de l’argent pour les citer», poursuivait-il. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Jeudi dernier, Koffi Olomidé, le roi de la rumba, était reçu en audience par le Premier ministre ivoirien. Il a tenu, a-t-il expliqué à sa sortie d’audience, à rendre visite et à féliciter «un ami». «Sur invitation du Premier ministre, Koffi Olomidé a promis aller fêter la victoire des Eléphants à la place du carnaval de Bouaké, au soir du match qui opposera la Côte d’Ivoire à Madagascar», rapporte Frat-Mat. En amour, c’est souvent douloureux d’être un «ex» ; mais en matière de rébellion, il y a visiblement de bons côtés à avoir été et à ne plus être. Ou du moins, à être en voie de ne plus être.
Mars 2005. Le «Grand Mopao» doit venir pour un concert dans une ville d’Abidjan où la guerre n’a pas eu raison de «la joie». Mais il y a un problème. Des leaders d’opinion du camp patriotique, qui ont écouté attentivement les chansons de son album «Monde arabe», se sont rendus compte qu’il faisait, de manière à peine voilée, l’éloge de Guillaume Soro, alors ennemi public numéro un. «Bogota, GS» était qualifié de «guide» et de «leader éclairé».
