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Le blog de Théophile Kouamouo

Vous rêvez comme moi d'une Afrique digne, d'une Afrique des Africains plus solide face à la violence des impérialismes ? Vous militez pour un continent démocratique et indépendant ? Moi aussi. Marchons d'un même pas.

03 septembre 2007

Sortir de la diabolisation

Houphouet_BoignyIls sont aujourd’hui quelques individus en Côte d’Ivoire, quadragénaires ou quinquagénaires. S’appuyant sur un certain nombre d’organes de presse diffusant leurs articles, ils rêvent visiblement de fonder ce qu’ils appellent le «néo-houphouétisme». Profitant de la période particulière dans laquelle nous vivons – le désir de critique interne est grand, même au sein de la galaxie patriotique, après les grandes mobilisations contre le projet de recolonisation de la Côte d’Ivoire –, ils font feu de tout bois et réussissent à semer le doute parmi les militants du camp opposé. Leurs armes ? L’exploitation du filon de la nostalgie – qui fonctionne d’autant mieux que nos sociétés déboussolées sont en réalité amnésiques – et la technique de la diabolisation à outrance. Réussiront-ils pour autant à renverser l’hégémonie idéologique de la Refondation ? Arriveront-ils à imposer une pensée alternative là où la première génération d’héritiers d’Houphouët-Boigny n’a en réalité jamais cogité, écrit, débattu ? Peut-être.

Mais il reste qu’ils utilisent des méthodes paresseuses. Leur critique est en réalité une critique en creux. Ils ne se posent qu’en s’opposant, ce qui permet de les attaquer aisément, tant leurs contradictions sont criardes et leur corpus de base mal défini. En réalité, fonder un néo-houphouétisme ne va pas sans définir a priori l’houphouétisme et à choisir, parmi les valeurs qu’il incarne, celles qui doivent être réhabilitées et celles qui ne sont plus à l’ordre du jour. L’houphouétisme n’était pas – loin s’en faut – démocratique. Le parti unique était l’une de ses caractéristiques durant quasiment toute sa durée. Faut-il remettre en cause le multipartisme et la règle démocratique pour ne pas se réveiller un matin avec des dirigeants «inaptes à gouverner» ? L’houphouétisme était centralisé. Faut-il remettre en cause le processus de décentralisation ? L’houphouétisme se fondait sur un clientélisme d’Etat qui a toujours cours, au demeurant. Qu’en faire ? Au point de vue international, l’houphouétisme bénéficiait du contexte de la guerre froide, et a été fortement déstabilisé par la chute du Mur de Berlin. Il conciliait une forme de redistribution vers les Etats voisins et une ingérence souvent meurtrière dans ces Etats. Quelle diplomatie pour le post-houphouétisme ? L’houphouétisme captait la manne cacaoyère pour rendre l’Etat crédible et financer – par l’endettement – de belles infrastructures, notamment dans le domaine de l’éducation, qui n’ont malheureusement pas résisté à une poussée démographique très forte. Faut-il poursuivre la libéralisation des filières agricoles ou réinstaller un organisme à la Caistab – comme au Ghana, pays qui se débrouille plutôt bien ? Les néo-houphouétistes doivent se prononcer.

On ne peut pas reprocher au FPI de n’avoir pas réfléchi en profondeur sur la société ivoirienne. Laurent Gbagbo lui-même a rédigé de nombreux livres, dont l’historique Côte d’Ivoire : pour une alternative démocratique. Ses contradicteurs d’aujourd’hui gagneraient à faire des propositions charpentées, en même temps qu’ils dénoncent l’existant. On peut penser aujourd’hui que les propositions du FPI il y a vingt ans étaient souvent un peu naïves et venaient de personnes qui n’avaient aucune expérience du pouvoir. C’est vrai, mais qui accepte le principe de l’alternance accepte le principe de l’inexpérience aux affaires.

Il est grand temps d’en finir avec l’arme de la diabolisation en politique, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique. C’est un impératif de modernité. A la décharge des néo-houphouétistes d’aujourd’hui, on est obligé de concéder que la diabolisation à outrance est une mode œcuménique dans la Côte d’Ivoire contemporaine – et c’est bien cela le drame ! Les derniers échanges d’amabilités entre le FPI et le PDCI au sujet de la «mort», qui caractériserait l’un ou aurait pris l’autre dans ses rêts, et la guerre grotesque autour du frère d’Henri Konan Bédié, en sont des exemples.

Le principal problème avec la diabolisation, c’est qu’elle ne va pas sans son corollaire, l’angélisation. Si l’enfer, c’est les autres, le paradis, c’est nous ! De toute façon, dès lors que l’autre est démoniaque, nous ne sommes plus obligés de prouver notre exemplarité. Nous pouvons nous contenter d’incarner «le moindre mal» !

Aujourd’hui, de nombreuses voix critiquent les dérives de la Refondation , et il sera difficile de les faire taire par quelques effets de manche. Mais l’agression de la Côte d’Ivoire par la France et le discours patriotique qui a suivi expliquent en partie le relâchement des mœurs de plusieurs. C’est une position morale confortable d’être face au «diable» français et à ses sbires locaux ! Cela exonère d’un certain nombre de devoirs. Et cela, de nombreux proches du président Gbagbo l’ont compris. Se souciant peu de ce que leur grand homme laissera à la postérité, ils regardent le pouvoir comme une sorte de bougie qui fond progressivement. Avant qu’elle s’éteigne, il faut s’empiffrer. Du reste, l’évidente conspiration de la nébuleuse française entretient la flamme.

Les crises font le miel de toutes les impostures. La logique de diabolisation a ceci de particulier qu’elle attaque les groupes, même en leur sein. Dès le moment où le discours se suffit à lui-même, il est aisé de se poser (par le verbe) à l’extrémité d’une tendance et de jouer les purs et les arbitres des élégances – quand bien même l’action et la lumière révéleraient nos propres lâchetés, notre misérable tas de secrets, nos manquements à l’élémentaire devoir de justice, notre part du fardeau de bassesse de l’humanité.

Celui qui diabolise s’exonère. Ainsi, les grands dénonciateurs de la corruption des «refondateurs» oublient et tentent de faire oublier que la Côte d’Ivoire est actuellement dirigée par tous les courants politiques, que les dix mairies d’Abidjan sont réparties démocratiquement et qu’aucune d’entre elles ne se signale par son exemplarité, que la corruption touche les ministères au même titre, que les hauts fonctionnaires sont de plus en plus voraces, sans distinction aucune.

Les logiques de diabolisation, comme le flou artistique dans lequel nage la Côte d’Ivoire depuis cinq ans, mettent à mort l’éthique de la responsabilité, y compris de la responsabilité individuelle. C’est pourtant le sursaut intime de l’âme humaine face à l’innommable qui accouche du progrès.

Posté par kouamouo à 00:03 - Commentaires [31] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Quelle Côte d'Ivoire voulons-nous?

Mon cher Kouamouo,

Nous devons nous souvenir que la guerre faite à notre pays depuis le 19 septembre 2002 est due à la politique de refondation qui a commis l'erreur de vouloir l'indépendance économique ici et maintenant pour notre pays afin que nous profitions des matières premières et autres ressouces minières de notre sol.L'houéphouétisme est,à contrario,la philosophie qui consiste à dire que pour avoir la paix,laissons la puissance colonisatrice (la France ) exploiter nos richesses et contenons-nous d'une portion congrue.Voilà les distinctions,à grand trait,de la refondation et de l'houphouétisme.
Comme vous l'avez si bien relevé,l'houphouétisme a prospéré sous le monde bipolaire (bloc occidental/bloc soviétique), période des partis uniques et des tyrans féroces.Aujourd'hui, les données ont changé,nous sommes à l'ère de l'unipolarité et de la mondialisation.Devant nos yeux, des grands ensembles se constituent et les états,autrefois jaloux de leur souveraineté la concèdent à un ensemble plus grand (exemple de l'UE).Est-ce que devant ce chamboulement,la Côte d'Ivoire doit-elle continuer à compter et à n'exister que par et pour la France?C'est une question de fond à laquelle nous nous devons de répondre,sans faux fuyant.
Sinon,la démocratie se nourrit de différences idéologiques,c'est pour quoi il y a la droite et la gauche en France ,républicains et démocrates aux USA.Ce qu'il faut éviter,c'est hypothéquer l'avenir des générations actuelles et futures au motif que l'on veut vivre tranquillement.En d'autres termes,il faut à nos hommes politiques une dose de patriotisme.

Posté par oscar, 03 septembre 2007 à 10:42

Le problème, c'est la France

C'est la France qui a bombardé Bouaké! C'est la France qui a attaqué la Côte d'Ivoire! C'est la France qui a tué Kennedy! C'est la France qui est responsable de Tchernobyl! C'est la France qui a détruit le World Trade Center!!! ...Euh Théo, maintenant que ca va mal pour tes amis à Abidjan, peut-être que tu devrais faire tes bagages pour rentrer en FRANCE??? Hihihi.

Posté par Vive Houphouët, 03 septembre 2007 à 12:29

Vive le FPI

Quelles âneries de la part d'un pseudo-houphouétiste !
Reprenons son discours pour en démontrer l'absurdité:
Ce sont les Africains* qui ont bombardé Bouaké! Ce sont les Africains qui ont attaqué la Côte d'Ivoire! Ce sont les Africains qui ont tué Kennedy! Ce sont les Africains qui sont responsables de Tchernobyl! Ce sont les Africains qui ont détruit le World Trade Center!!! ...Euh Négrophobe, maintenant que ca va mal pour tes amis à Abidjan, peut-être que tu devrais faire tes bagages pour rentrer en FRANCE??? Hihihi.

* Au choix, on pourra remplacer les Africains par la Côte d'Ivoire.

Posté par Thabo, 03 septembre 2007 à 13:31

Evitons de donner des coups au-dessous de la ceinture...

Je suis surpris du ton inutilement dur employé par certains blogueurs pour commenter l'article de notre ami Kouamouo.Cet article traite de l'opposition idéologique houphouétisme/refondation, de l'impatience de certains patriotes... et nulle part monsieur Kouamouo,comme à son habitude,n'a fait que susciter un débat sur ces thèmes d'actualité.
De la discussion jaillit la lumière alors discutons, argumentons mais évitons des insultes gratuites,le changement étant de l'ordre naturel des choses,les relations de la France avec ses ex-colonies changeront.
A monsieur "vive houphouet" ,je dirais que houphouet a été contraint de donner toutes nos richesses à la France,ce,après l'assassinat de Biaka Boda. Cette peur n'habite plus les patriotes ivoiriens résolus à enlever leur économie des mains des insatiables rapaces.

Posté par oscar, 03 septembre 2007 à 16:32

publier l'agenda

Theo,

- On a des re-fondateurs corrompus et pret a TOUT pour garder leurs interets personels.
- On a des militaires mecontents et frustres de la facon dont leur revendication legitime est traitee par le president.
- On a les patriotes en panne d'idees et de vision depuis le debut du processus de reconciliation...
- On a enfin, les ex-rebelles civils et militaires dans le processus de paix sans que l'on soit vraiment certain de la loyaute et sincerite de pas mal d'entre eux.

Avouons que ca fait-la un sacre cocktail qui peut devenir explosif. Et les ennemis de l'Afrique n'ont plus que l'embarras de choix pour les options qui s'offrent a eux pour mettre fin a tout ca et reprendre le dessus:
1/ option Eyadema Pere ?
Souvenez-vous de l'arrivee de ce tortionnaire au pouvoir via une pseudo-mutinerie (en realite teleguidee par Foccart) d'une partie de l'Armee mecontente du traitement de leur Salaire.

2/ Option Lumumba ?
Souvenons-nous de la trahison de ce tres proche de Patrice, un certain Joseph Mubutu agent cache de la CIA, puis du role joue par les soldats de la paix de l'epoque (ss mandat de l'ex-ONU, deja !)dans l'assassinat de Lumumba.

3/ Option Kabila Pere ?
Souvenons-nous des complicites de tres proches de Kabila dans sa mise a l'ecart expeditive et definitive.

Voila un peu le tableau qui s'offre a la francafrique. La cacophonie, a la lecture des articles du courrier d'Abidjan - voir dernier papier de St Claver Oula - et de ce blog, qui regne actuellement en CI, ne peut que conduire a l'un ou l'autre de ces scenario ou tout autre scenario "ingenieux" que "les services" pourront nous concocter, si rien n'est fait du cote de Gbagbo et/ou des republicains du FPI et autre pour se reconnecter avec le peuple, expliquer et surtout rappeller les enjeux et echeances prochaines.
Apparememnt il y a des contrats qui arrivent a expiration. Encore !!!
Pourquoi le gouvernement ne communique pas la-dessus ? je ne vois aucune strategie de communication en place pour couper l'herbe sous le pied a ceux d'en face qui eux ne se generont pas! Dixit l'affaire kiefer qui revient, etc...

Le monde des affaires s'accomodent toujours tres mal des choses qui ne sont pas claires a leurs yeux. une CI divisee en deux etait claire pour eux, car ils pouvaient "trader" avec les 2 cotes. Au moindre cout! Merci a la zone de non-droit d'un cote et a la corruption de l'autre.
une CI unifiee qui cree le desordre et des risques certains pour le business de "ces messieurs" offre l'opportunite a ceux-ci de mettre en place des solutions finales et radicales.
Je suis supris de voir que a Abidjan, visiblement nos strateges republicains n'ont pas encore compris ca. L'histoire se repete toujours !

Ne soyons pas surpris, si on devra verser des larmes dans peu de temps...

Note: c'est surtout la panne apparente des patriotes et autre nationalistes qui est etonnante.
Pourtant ca ne manque pas de materiaux pour former, eduquer la jeunesse; maintenir les gens mobilises et vigilents; utilser cette jeunesse formee et alerte comme le dernier rempart contre tout renversement ou subversion.
Bien sur les details depassent le cadre ce blog...

Posté par hormheb, 03 septembre 2007 à 18:35

Liberté d'expression

Pourquoi certains viennent sur ce blog pour insulter?
moi j'ai parcouru tous les journaux ivoiriens en ligne c'est un miracle si tu arrives à donner ton point de vue sur un artcle publié.
Je demande donc à ceux qui viennent sur ce blog de reconnaire que celui ci est le seul ou règne la liberté d'expression offerte par un journal ivoirien!
Quelque part je leur pardone leurs écarts, ils apprennent la liberté d'expresion grâce à kouamouo!
n'oublions pas que quand l'injure s'invite dans un débat c'est que soit l'un des protagonistes est à court d'idée soit la vérité l'a blessé, dans tous les cas il fait preuve de faiblesse intellectuelle.

kouamouo voit dans certains propos injurieux la preuve que tu as fait ta part dans l'histoire et que tu as apporté ta pierre à l'édification et à l'avancée de la liberté d'expression en côte d'ivoire, tu as tout mon respect.

Posté par ivoire, 03 septembre 2007 à 19:51

publier l'agenda

Theo,

- On a des re-fondateurs corrompus et pret a TOUT pour garder leurs interets personels.
- On a des militaires mecontents et frustres de la facon dont leur revendication legitime est traitee par le president.
- On a les patriotes en panne d'idees et de vision depuis le debut du processus de reconciliation...
- On a enfin, les ex-rebelles civils et militaires dans le processus de paix sans que l'on soit vraiment certain de la loyaute et sincerite de pas mal d'entre eux.

Avouons que ca fait-la un sacre cocktail qui peut devenir explosif. Et les ennemis de l'Afrique n'ont plus que l'embarras de choix pour les options qui s'offrent a eux pour mettre fin a tout ca et reprendre le dessus:
1/ option Eyadema Pere ?
Souvenez-vous de l'arrivee de ce tortionnaire au pouvoir via une pseudo-mutinerie (en realite teleguidee par Foccart) d'une partie de l'Armee mecontente du traitement de leur Salaire.

2/ Option Lumumba ?
Souvenons-nous de la trahison de ce tres proche de Patrice, un certain Joseph Mubutu agent cache de la CIA, puis du role joue par les soldats de la paix de l'epoque (ss mandat de l'ex-ONU, deja !)dans l'assassinat de Lumumba.

3/ Option Kabila Pere ?
Souvenons-nous des complicites de tres proches de Kabila dans sa mise a l'ecart expeditive et definitive.

Voila un peu le tableau qui s'offre a la francafrique. La cacophonie, a la lecture des articles du courrier d'Abidjan - voir dernier papier de St Claver Oula - et de ce blog, qui regne actuellement en CI, ne peut que conduire a l'un ou l'autre de ces scenario ou tout autre scenario "ingenieux" que "les services" pourront nous concocter, si rien n'est fait du cote de Gbagbo et/ou des republicains du FPI et autre pour se reconnecter avec le peuple, expliquer et surtout rappeller les enjeux et echeances prochaines.
Apparememnt il y a des contrats qui arrivent a expiration. Encore !!!
Pourquoi le gouvernement ne communique pas la-dessus ? je ne vois aucune strategie de communication en place pour couper l'herbe sous le pied a ceux d'en face qui eux ne se generont pas! Dixit l'affaire kiefer qui revient, etc...

Le monde des affaires s'accomodent toujours tres mal des choses qui ne sont pas claires a leurs yeux. une CI divisee en deux etait claire pour eux, car ils pouvaient "trader" avec les 2 cotes. Au moindre cout! Merci a la zone de non-droit d'un cote et a la corruption de l'autre.
une CI unifiee qui cree le desordre et des risques certains pour le business de "ces messieurs" offre l'opportunite a ceux-ci de mettre en place des solutions finales et radicales.
Je suis supris de voir que a Abidjan, visiblement nos strateges republicains n'ont pas encore compris ca. L'histoire se repete toujours !

Ne soyons pas surpris, si on devra verser des larmes dans peu de temps...

Note: c'est surtout la panne apparente des patriotes et autre nationalistes qui est etonnante.
Pourtant ca ne manque pas de materiaux pour former, eduquer la jeunesse; maintenir les gens mobilises et vigilents; utilser cette jeunesse formee et alerte comme le dernier rempart contre tout renversement ou subversion.
Bien sur les details depassent le cadre ce blog...

Posté par hormheb, 03 septembre 2007 à 21:07

pertinente approche

Cher Théo,
Permettez-moi de vous remercier pour vos articles en général, et de manière plus spécifique, pour votre article paru ce jour même.

Je ferai l'économie des commentaires émis par certains internautes sur votre article, je souhaite cependant m'intéresser plus au fond de celui-ci.

En effet, mon observation empirique sur la situation socio-politique de la Côte d'Ivoire depuis ces dernières années, me laissent entrevoir trois niveaux de difficultés qui expliquerait la conjoncture que nous connaissons bien avant la prétendue crise militaro-néocoloniale actuelle:

1. une crise, morale et structurelle, dont les germes sont à rechercher dans "l'uniformisme de pensées" dont le fondement était un mimétisme général de la société ivoirienne, louangeant a foison les dirigeants politiques d'alors et exarcerbée par une jeunesse fondue dans l'admiration quasi aveugle des frasques et gabégies des ainés. Le tout, cautionné et favorisé par un Etat-providence qui pompait rageusement les ressources du pays. Une sorte de navigation à vue.
2. Les récriminations de l'opposition d'alors, qui décriait certaines dérives, faute, elle-même d'être associée à la manne florissante et juteuse dont jouissait le pouvoir en place et ses affidés, se contentait de démonstrations de force et de manifestations pour exister. Sa dignité n'avait de sens qu'atant qu'elle puisait dans le vivier estudiantin et de celui des enseignants, pestifirés et pointés du doigt par le pouvoir en place comme des "aigris" et penseurs enfermés dans leurs "théories purement intellectuelles". Considérée à tort par ce pouvoir comme éloignés des réalités de l'exercice du pouvoir, la reconnaissance et l'acceptation de l'existence d'une opposition est une condition nécessaire et importante pour tout pouvoir en place. Ce qui à l'époque n'était pas la préoocupation de celui-ci, tellement obnibulé par sa sacro-sainte supprématie et mainmise sur l'appareil d'Etat et son réseau partisan. Le constat sur ce point c'est la réplique "copier-collé" de cette période d'unilatéralité de l'exerice du pouvoir...
La seule nuance sur la situation actuelle, reste que dans tout le paysage politico-médiatique - et les chantres du va-en-guerre - (d'ailleurs qui ne sont jamais aux fronts personnellement quand il faut "mouiller le maillot") reste que la politique d'ouverture du Président de la République actuel est perçu comme un traquenard aux personnalités politiques de l'opposition ou qui ne sont pas de son "bord". C'est de bonne guerre. Cependant sous d'autres cieux, cela s'appelle "l'intérêt d'Etat": la République peut compter sur ses enfants, peu importe leur étiquette politique. A posteriori, il appartient à chacun de décider personnellement ou pas. C'est une forme insidieuse de reconnaissance de l'opposition, d'ailleurs, de tous les régimes qui ont exercé le pouvoir en Côte d'Ivoire, lequel a financé les partis politiques, et mis en place une base "officielle" d'une telle initiative? L'actualité du moment et ses exemples en la matière nous enseigne sur la valeur ajoutée du pouvoir actuel, sans démagogie. Museler et ramener au ras des paquerettes l'opposition ou toute alternative c'est décrédibiliser son propre pouvoir.
3. une surrenchère de la dénonciation systématique et aveugle de tout ce qui n'est pas de l'apanage du parti au pouvoir. C'est bien ce que Théo appelle judicieusement "la diabolisation". Ses germes se retrouvent dans le mouvement estudiantin actuel, tant les ainés qui ont formé à l'époque la MEECI sont les mêmes qui sont les figures de proue de l'actuelle opposition. Que la FESCI soit apparentée au pouvoir en place, il n'en emeure pas moins vrai que ses méthodes et sa réaction à fleur de peau sont lisibles dans l'attitude actuelle de l'opposition ivoirienne. Pleurnicharde, incapable de drainer une force de proposition crédible, elle dérive sur les oripeaux du pouvoir en place, ne trouvant de prétextes jubilatoires que dans la prébande de faits quotidiens et de situations plus ou moins cocasses. Du factuel, de la complainte taillée sur les obervations de maquis, loin d'analyses profondes et strcturées par des idées, une vision lisible et partageable: rien.
Alors, Théo, oui, l'alternance se vaut par le mode de pensée qu'on suscite pour germer des idées dans lesquelles l'on puise la substance féconde pour tracer les perspectives de développement d'une société, fut-elle émaillée par des remous conjoncturelles, perceptibles et inévitables, dûs en grande partie par son essort et son cheminement tout tracé, de par son histoire et sa structure. La scène politique ivoirienne actuelle est un théatre ou les acteurs se sont mués en immuables personnages. Comme si l'avenir du pays est lié à leur sort. "Ils marchent à tâton en plein midi comme si c'était la nuit...", n'est-ce pas Job?
Aaron Jarem Biaka

Posté par Biaka, 04 septembre 2007 à 12:08

pertinente approche

Cher Théo,
Permettez-moi de vous remercier pour vos articles en général, et de manière plus spécifique, pour votre article paru ce jour même.

Je ferai l'économie des commentaires émis par certains internautes sur votre article, je souhaite cependant m'intéresser plus au fond de celui-ci.

En effet, mon observation empirique sur la situation socio-politique de la Côte d'Ivoire depuis ces dernières années, me laissent entrevoir trois niveaux de difficultés qui expliqueraient la conjoncture que nous connaissons bien avant la prétendue crise militaro-néocoloniale actuelle:

1. une crise, morale et structurelle, dont les germes sont à rechercher dans "l'uniformisme de pensées" dont le fondement était un mimétisme général de la société ivoirienne, louangeant a foison les dirigeants politiques d'alors et exarcerbée par une jeunesse fondue dans l'admiration quasi aveugle des frasques et gabégies des ainés. Le tout, cautionné et favorisé par un Etat-providence qui pompait rageusement les ressources du pays. Une sorte de navigation à vue.
2. Les récriminations de l'opposition d'alors, qui décriait certaines dérives, faute, elle-même d'être associée à la manne florissante et juteuse dont jouissait le pouvoir en place et ses affidés, se contentait de démonstrations de force et de manifestations pour exister. Sa dignité n'avait de sens qu'atant qu'elle puisait dans le vivier estudiantin et de celui des enseignants, pestifirés et pointés du doigt par le pouvoir en place comme des "aigris" et penseurs enfermés dans leurs "théories purement intellectuelles". Considérée à tort par ce pouvoir comme éloignés des réalités de l'exercice du pouvoir, la reconnaissance et l'acceptation de l'existence d'une opposition est une condition nécessaire et importante pour tout pouvoir en place. Ce qui à l'époque n'était pas la préoocupation de celui-ci, tellement obnibulé par sa sacro-sainte supprématie et mainmise sur l'appareil d'Etat et son réseau partisan. Le constat sur ce point c'est la réplique "copier-collé" de cette période d'unilatéralité de l'exerice du pouvoir...
La seule nuance sur la situation actuelle, reste que dans tout le paysage politico-médiatique - et les chantres du va-en-guerre - (d'ailleurs qui ne sont jamais aux fronts personnellement quand il faut "mouiller le maillot") reste que la politique d'ouverture du Président de la République actuel est perçu comme un traquenard aux personnalités politiques de l'opposition ou qui ne sont pas de son "bord". C'est de bonne guerre. Cependant sous d'autres cieux, cela s'appelle "l'intérêt d'Etat": la République peut compter sur ses enfants, peu importe leur étiquette politique. A posteriori, il appartient à chacun de décider personnellement ou pas. C'est une forme insidieuse de reconnaissance de l'opposition, d'ailleurs, de tous les régimes qui ont exercé le pouvoir en Côte d'Ivoire, lequel a financé les partis politiques, et mis en place une base "officielle" d'une telle initiative? L'actualité du moment et ses exemples en la matière nous enseigne sur la valeur ajoutée du pouvoir actuel, sans démagogie. Museler et ramener au ras des paquerettes l'opposition ou toute alternative c'est décrédibiliser son propre pouvoir.
3. une surrenchère de la dénonciation systématique et aveugle de tout ce qui n'est pas de l'apanage du parti au pouvoir. C'est bien ce que Théo appelle judicieusement "la diabolisation". Ses germes se retrouvent dans le mouvement estudiantin actuel, tant les ainés qui ont formé à l'époque la MEECI sont les mêmes qui sont les figures de proue de l'actuelle opposition. Que la FESCI soit apparentée au pouvoir en place, il n'en emeure pas moins vrai que ses méthodes et sa réaction à fleur de peau sont lisibles dans l'attitude actuelle de l'opposition ivoirienne. Pleurnicharde, incapable de drainer une force de proposition crédible, elle dérive sur les oripeaux du pouvoir en place, ne trouvant de prétextes jubilatoires que dans la prébande de faits quotidiens et de situations plus ou moins cocasses. Du factuel, de la complainte taillée sur les obervations de maquis, loin d'analyses profondes et strcturées par des idées, une vision lisible et partageable: rien.
Alors, Théo, oui, l'alternance se vaut par le mode de pensée qu'on suscite pour germer des idées dans lesquelles l'on puise la substance féconde pour tracer les perspectives de développement d'une société, fut-elle émaillée par des remous conjoncturelles, perceptibles et inévitables, dûs en grande partie par son essort et son cheminement tout tracé, de par son histoire et sa structure. La scène politique ivoirienne actuelle est un théatre ou les acteurs se sont mués en immuables personnages. Comme si l'avenir du pays est lié à leur sort. "Ils marchent à tâton en plein midi comme si c'était la nuit...", n'est-ce pas Job?
Aaron Jarem Biaka

Posté par Biaka, 04 septembre 2007 à 12:14

Refuser la vérité

Sortir de la colonisation, de la coopération, du joug néo-colonial de la France, de l'houphouëtisme pour quelles perspectives?

S'il s'agit d'une perspective de développement appelé par le FPI, la refondation, je vote OUI.

S'il s'agit à contrario d'une politique d'asservissement des masses populaires, d'un nouveau joug local ivoiro-ivoirien, je vote NON.

En effet, nul doute que le constat est amer. La guerre a révélé la vraie nature du régime en place, "chassons les français pour dominer et règner en maître" .

Sinon comment expliquer cette putréfaction des moeurs, cet état policier où la corruption gangrène et où l'enrichissement rapide et illicite est galvaudé par les pontes du régime.

Bref je vous fais partager cette citation de Thomas Sankara qui résume bien les choses:

Quels sont les ennemis du Peuple?
**************************************************

Les ennemis du Peuple a l'interieur, ce sont tous ceux qui se sont enrichis de maniere illicite, profitant de la situation sociale, profitant de leur situation bureaucratique."

**************************************************

"Les ennemis du Peuple a l'exterieur, c'est le neocolonialisme. C'est l'imperialisme!


Cet imperialisme, c'est encore lui qui a assassine les Lumumba, Cabral, Kwame N'Krumah." Thomas Sankara

********Ouagadougou, le 26 aout 1981*************

**************************************************

Posté par Eppix, 04 septembre 2007 à 13:47

Se coucher ou aboyer?

Je suis un peu surprise par la tournure des évènements sur cet espace. Un débat disjonctif entre deux groupes de personnes se diabolisant les uns les autres. J'ai du mal à comprendre ceux qui digèrent mal les critiques du régime en place.

Je voudrais bien comprendre quelque chose: n'est-il pas permis de faire des remarques au régime en place? Si la CI est bien gérée, pourquoi refuse-t-on de nous faire savoir à quoi servent les mannes en provenance du Pétrole, du Café-Cacao?

Ce que nous reprochons à Gbagbo, c'est la continuité du système Houphouet: le clientélisme, la gabégie, la corruption...Qu'on nous comprenne: lorsque nous faisions nos premiers pas dans les rues en 90, nous n'avions pas 20 ans! Le seul idéal que nous avons nourri est...la Réfondation qui signifie pour NOUS rupture radicale avec une certaine pratique.

Théo dit croire en l'accord de Ouaga, tant mieux! Mais à quand le retour de la douane, du trésor public à Bouaké? Gbagbo ne fait que légitimer un Soro qui subissait au moins la pression des parents d'élèves, des malades...Depuis que Gbagbo lui a accordé les moyens, Soro n'est plus poussé dans le dos par les souffrances des populations vivant de l'autre côté.

Ayant une formation de base en psychologie, je crois qu'il est mieux de laisser ceux qui veulent au moins aboyer aboyer! Que ceux qui veulent se coucher se couchent en bouchant leurs oreilles!

Une chose me parait certaine: Gbagbo est entrain d'emprunter la voie de la petite porte de l'Histoire.

Posté par Esther G, 04 septembre 2007 à 14:38

Critiquer la vermine

Quand je regarde comment les affaires publiques et politiques sont gérées en CI, je me tourne de douleur car mes méninges sont ulcérées.

GBAGBO est celui qui prolonge par excellence le système de l'houphouëtisme. Aujourd'hui il souffre du syndrôme du président Africain francophone : se faire reconnaître coûte que coûte par la France.

Pour cela, il est prêt à tous les sacrifices pour se faire aimer par la France qu'il a tant critiqué.

Aujourd'hui, on apprend qu'il coure pour aller à l'UNESCO, peut être pour faire allégeance à la France ?

Je vois très mal un MUGABE ou un CHAVEZ aller en GB ou au USA quelqu' en soient les motifs.

Aujourdh'ui les amis de GBAGBO se nomment BOLLORE, KHADAFI, BLAISE COMPOARE ETC.

Ah, comme c'est dur l'exercice du pouvoir d'état!

Comment il a insulté les enseignants à la télé pour des revendications utopistes mais réelles ?

Car LG dans l'opposition, des révendications utopistes, nous en avons connus.

Bref, je constate simplement que contrairement à ce qu'il nous a promis, le système des enveloppes continue, les magouilles, l'asservissement des moeurs etc.

J'attends toujours de l'ancien opposant les résultats de toutes les enquêtes promises, du charnier de Yopougon aux déchets toxiques, en passant par l'attentat de Soro.

Blaise compaoré hier, comploteur devant l'éternel est aujourd'hui l'ami d'antan que l'on retrouve.

Bref, 25 % au BAC, la FESCI qui règne en maître et détruit le peu d'écoles que nous avions, La recrudescence des remouts sociaux, la dégradation des moeurs, des infrasctructures de développement etc. les bruits de bottes qu'on calme à coup de millions !

Bref, la liste est longue. Que c'est bon de gérer la CI ! Refondation obscure ....

J'aime mon pays, j'ai le droit à la critique des gouvernants, fusse LG pour qui j'ai voter en 2000 et qui me déçoit énormement !

Aux allergiques à la critique et aux disciples inconditionnels de LG, je ne vous en veux pas, car un aveugle peut il conduire un autre aveugle?

Posté par Eppix, 04 septembre 2007 à 15:35

Epix, on s'ennuit dans vos critiues, bien que légitime, en ce que c'est votre droit. Mais critiquer ex nihilo sans apporter de perspectives ne début de réponses, c'est léger. Pour bcp d'entre nous, qui avons -je pourrais me tropmer- cru comprendre à travers l'article de Théo, que critiquer sans idées alternatives ou novatrices, c'est contre productif. Justement, une bonne partie des internautes qui intervient en l'occurence, semble souligner avec légtimité les dérives du pouvoir et les déspoirs liés aux pormesses de changement. Mais invectiver gratuitement me semble illusoire et puéril. Cepdenant je respecte les idées et opinions des autres, ne serait-ce que pour me forger une lecture mûrie par la différence et le respect. Notre propre courtoisie en vaut la peine.

Posté par Biaka, 04 septembre 2007 à 17:17

Le droit à la détermination

Le droit à la critique contre le droit à la censure. Si vous vous ennuyez de mes critiques, je m'ennuie de votre suivisme moutonnier.

Je ne suis pas du troupeau de panurge, et mes critiques sont de loin des cantiques, opposées à celles de LG faites à ses prédécesseurs.

Je constate tout simplement que la gestion et l'exercice du pouvoir d'état est toujours très opaque! Encore plus sous le régime de la refondation.

Et d'ailleurs, moi au moins j'ai le mérite de la critique facile, vous l'absence de critiques et de propositions concètes, a moins d'être daltonien.

Posté par Eppix, 04 septembre 2007 à 23:53

N'oublions jamais que notre pays est occupé ...

Les interventions hors de propos de certains blogueurs nous obligent à faire ce petit rappel:il n'est pas honnête d'accuser le président Gbagbo et le FPI de tous les péchés d'israël alos que tout le monde sait que notre pays,du fait de la guerre,est coupé en deux et que l'objectif des commanditaires de cet état de fait est de rendre le pays ingouvernable.
L'on est libre d'aimer ou de haïr le président Gbagbo et le FPI mais il me semble malhonnête de les rendre responsables d'une situation dont ils se sont plutôt bien sortis(Ou souhaitiez-vous,en sourdine,la somalisation de la Côte d'Ivoire?).
Leur programme de gouvernement révolutionnaire qu'ils évertuaient à mettre en oeuvre,de leur accession au pouvoir jusqu'à l'éclatement de cette guerre absurde,et les brillants résultats obtenus durant cette courte période militent en leur faveur.
Les torts que leur imputent certaines personnes, en panne d'idées et dont les partis politiques n'existent que pour et la France,ne leur sont nullement imputables.
Arrêtez de baisser le niveau des débats sur notre blog.Vous avez vos canards propagandistes pour continuer vos manoeuvres de désinformation.
A bon entendeur...

Posté par oscar, 05 septembre 2007 à 10:39

liberté d'opinion

tout compte fait êppix tu es le bien venu sur ce blog (car tu t'y sent très à l'aise à vue d'oeil!)

Ne dit on pas que la liberté d'opinion ne s'use que si on ne s'en sert pas? bien venu sur cet oasis de liberté de parole. la parole est effectivepment libérée!!

Ne dit on pas que : je ne partage pas tes idées mais je me battrai pour que tu puisses les exprimer!

eppix, que proposes tu pour solutionner tout ce que tu decries?

Posté par IVOIRE, 05 septembre 2007 à 16:58

Le cas de l'école ivoirienne

Salut,

Apparremment chaque villageois s'est attrapé son adversaire; même si le mien, Ogo, a choisi d'être simple lecteur. Puisqu'il est question de "sortir de la diabolisation" par une argumentation scientifique, je vais me pencher sur le cas de l'école ivoirienne.

Un préalable bien avant d'aller plus loin. De ces deux choses, l'une:
-Ou bien l'école a été pensée en profondeur mais les hommes ont manqué pour mettre cette idée en pratique. Dans ce cas, il faut toujours fouiller pour trouver celui qu'il faut pour la mise en pratique de cette théorie élaborée;
-Ou bien ils se sont contentés de copier quelques modèles de développement par l'école; modèles séduisant auxquels ils n'y croyaient pas eux-mêmes. Dans ce cas, ils nous pris pour des cons qu'il suffit de quelques idées pour amadouer.
-Peut-être aussi une troisième voie que j'emprunte à quelques Houphouetistes: tuer l'école publique pour faire marcher leurs écoles privées.

En tout état de cause, cette école ne peut fournir les moyens techniques, managériaux afin de faire face à la vivacité intellectuelle de notre époque. Une université où les cours débutent en juillet pour prendre fin en ...août! Où allons-nous? Un seul et simple mois pour obtenir une Licence, une Maîtrise? Quand même!

Bon, un des premiers conseils en politique est la suivante: à défaut de susciter le miracle, il faut éviter la catastrophe. Et, en des termes marxistes, aimer Gbagbo, ce n'est point le déclarer sacré mais mener la guerre à tout ce qui peut le faire dévier.

Ma contribution:
-Organiser un forum sur l'école ivoirienne avec des experts et tous les concernés. C'est la théorie du management participatif;
-Laisser le soin aux entrepreneurs nous situer sur les compétences en termes d'employabilité;
-Laisser les étudiants (et non quelques soit disant représentants) exposer leurs galères;
-Laisser les enseignants faire de même;
-Trouver des esquiesses de reponse aux différentes préoccupations soulevées;
-Faire un appel d'offres et retenir un candidat sérieux comme Ministre de l'Education (à tous les niveaux) pour mettre en pratique ce programme arrêté;
-Dégager un budget consistant pour la construction d'une bibliothèque nationale; de grâce, la CI mérite au moins cela;
-Trouver les moyens afin d'amener les meilleurs des étudiants se perfectionner dans les meilleures universités du monde. Et que cela se fasse sans critère ethnique, religieux, politique, régional, ésotérique;
-Sans oublier l'épineuse question de la FESCI;
-...

Voici quelques éléments de reponse que je voudrais bien apporter à ce débat.

Posté par Lévy, 05 septembre 2007 à 18:42

Paradoxe

"Arrêtez de baisser le niveau des débats sur notre blog.Vous avez vos canards propagandistes pour continuer vos manoeuvres de désinformation.
A bon entendeur..."

Je ne pense pas que ce blog cultive la doctrine de la pensée unique et de la médiocrité, donc j'ai bien le droit de m'exprimer n'en déplaise aux socialistes staliniens encore aux ordres de moscou.

Bref,
De nombreux pays développés ont connu la guerre. Mais après la guerre, beaucoup de ces nations ont pu se relancer parce qu'est né au cours de cette difficile aventure, un nationalisme positif qui a créé l'émulation nécessaire au développement.

En CI, que constatons nous ? de part et d'autre de la ligne de fer, les différents belligérents s'empiffrent de deniers publiques et de recettes fiscales de l'état.

Que se passera t'il donc après la guerre? A vous lire , ces derniers changeront d'attitude par miracle ou par prophétie après avoir goûté au lait abondant de la corruption. Je n'y crois pas.

LG en personne disait que malgré la guerre, 80% de l'appareil de production était sous contrôle gouvernemental pour 60 % du territoire à administrer. Je pense que 80% / 60% est un bien meilleur ratio que 100% de richesses pour 100% du territoire. Simple question d'arithmétique.

LG disait que même si la France détruisait toute la flotte ivoirienne, la CI avait assez de moyens pour reconstruire cette flotte et en avoir encore plus, la preuve est que le pouvoir en place plaide continuellement pour la levée de l'embargo. Il faut bien se ré-armer de toutes les façons.

LG disait que s'il savait qu'il était facile d'acheter les hommes et que chaque homme à son prix, il n'aurait pas acheter autant d'armes.

Et pendant ce temps, les revenus du pétrole ont augmenté. Les cours du cacao, du fait de la guerre n'ont jamais été aussi haut depuis quelques années.

Bref, quand LG prétend que malgré la guerre il a assez d'argent pour renouveller la flotte ivoirienne, pour acheter les politiciens, etc.
Vous vous dites le contraire, quel paradoxe !

Ah j'oubliais, c'est la faute à pas de chance !

Posté par Eppix, 05 septembre 2007 à 18:57

Que cache la guerre des agendas lancée par certains zélateurs de la "démocratie" ?

1) Il me semble que le désarmement effectif de la Zone "sous contrôle" de Soro n'a pas encore eu lieu.
2) Les gouvernements de large consensus (chaque Ministre rend compte à son parti, etc.) qui se succèdent depuis le putsch manqué du 19/9/2002 doivent être pris en compte dans la critique de l'action du Président Gbagbo.
3) Dans un régime présidentiel, c'est bien le rôle du Président de la Rép. de se situer au-dessus de la mêlée.

Dès lors, il me paraîtrait prématuré de faire le bilan de la gestion Gbagbo au stade actuel du règlement de la crise. Question de méthode et de timing !

Enfin, j'espère sincèrement que parmi ceux qui ont combattu l'aggression de la RCI, des considérations d'ordre religieux ne vont pas déformer la perception des faits chez certains. De la sorte, au lieu d'analyser froidement le rapport coûts/gains de l'Accord de Ouaga, on ne finirait que par amplifier, très finement bien sûr, des billevesées masquant un combat contre une croyance philosophique précise.

Posté par Thabo, 05 septembre 2007 à 22:20

Comprends pas...

...ce que Thabo veut dire...

Posté par Théo, 05 septembre 2007 à 22:57

Symphonie macabre !

Moi j'ai été un fervent défenseur de GBAGBO. Mais depuis je me suis ouvert les yeux. Si la situation actuelle perdure, on s'acheminera inexorablement vers le chaos.

Le dire ne fait pas de moi un anti-patriote. Mais je préfère aimer mon pays plus que GBAGBO ou un parti politique.

Le changement qu'on attendait tant avec l'avènement des socialistes n'a pas eu lieu. On dégringole sur le baromètre des valeurs de la bonne gouvernance. Les petits cadeaux entre copains, la corruption , le despotisme, la Fesci qui tue l'école et j'en passe.... AH! j'oubliais la politique des enveloppes biens grasses.

J'ai fréquenté et cotoyé quelques refondateurs, et je pense que leur attitude face à l'abondance du pouvoir est de loin d'être pieuse et vertueuse.

Sans être pessimiste, il y a des signes qui ne trompent pas. Les enseignants du supérieur ont annoncé les couleurs?

Puis ceux du primaire et du secondaire. Il y a eu des bruits de botte, aujourd'hui ce sont les medecins. La vie devient de plus en plus cher, les enquêtes promises depuis le charnier de YOp jusqu'a ceux de l'attentat de soro, en passant par les déchets toxiques .....ne sont pas publiées.

L'enrichissement illicite, le taux minable de 25% de réussite au BAC...

Bref le bilan est trop lourd. Même l'alibi de la guerre ne tient plus la route. Je suis prêt à parier que LG et Soro ont un agenda caché. Je ne crois pas en l'accord de dupe de Ouaga.

Je pense qu'il n' ya aura pas des élections au premier trimestre 2008, la faute au fétichisme des dates !

Je le dis haut et fort, si le PR ne se réveille pas, il aura de graves surprises . Et oui, le pouvoir rend sourd et aveugle celui qu'il veut perdre.

Et d'ailleurs, le GBAGBO fer de lance de la lutte contre la domination Française, je n'y crois plus de plus belle lurette.

Il n'attend qu'une seule chose, l'onction sainte de l'Elysée et celle de la françafrique, car il souffre de la non reconnaissance de la FRANCE!

Pas encore l'envergure de l'homme d'état qu'on attendait de lui. Tous ces morts dans le combat pour rien.

Pauvre afrique, après tout, nous avons les dirigeants que nous méritons !

Posté par Eppix, 05 septembre 2007 à 23:52

Adversaire ou contradicteur

Levy : j'espère sincèrement ne pas être TON "adversaire", mais seulement un interlocuteur plutôt attentif à tes posts souvent pertinents ; même si parfois je me pose en contradicteur. Tu noteras d'ailleurs qu'il m'est également arrivé d'être en désaccord avec Théo, YETNA, et d'autres encore...

Au sujet de cet article, j'ai vraiment peu à dire, tellement je le trouve particulièrement à propos : facile et surtout fallacieux d'imputer au seul FPI la déliquescence des institutions et moeurs politiques née des effets d'un putch manqué contre les Refondateurs, que des barbouzes françafricaines ont transformé en rébellion. Un peu comme si l'on culpabilisait une fille violée sauvagement par un délinquant sexuel, au prétexte qu'elle portait des vêtements affriolants. A moins que certains n'en profitent pour faire étalage de ressentiments trop personnels, souvent à l'emporte pièce...

Nonobstant le bien fondé ou non des critiques et autres diabolisations, il reste à leurs auteurs à produire une alternative politique, programmatique, lisible, cohérente et innovatrice par rapport au FPI ; sachant qu'il sera de plus en plus difficle de reconduire les vieilles recettes consistant à brader les bijoux de famille aux Blancs pour se gargariser d'une indépendance sous contrôle étroit de la "Cellule de l'Elysée"...

Que proposent donc ceux qui trouvent que LG n'est pas à la hauteur de la situation ?

En ce qui concerne l'école, une esquisse de proposition :
- d'abord et surtout enseigner l'Afrique aux enfants africains, sachant que l'histoire de notre continent est INAUGURALE, foisonnante, avec des millénaires de prospérité que 500 ans de défaites ne devraient faire oublier totalement : traditions politiques, scientifiques (ex. les manuscrits de Tombouctou), juridiques, spirituelles, etc. Quant à ces 5 derniers siècles funestes, leur enseignement devrait être au coeur des programmes de collèges et lycées : esclavage (Code Noir), colonisation (Code de l'Indigénat), néo-colonisation (Pacte Colonial, Code des Investissements, captation de marchés publics Gré à Gré, etc.)...

-ensuite enseigner l'histoire des Diasporas africaines (Brésil, EUA, Caraïbes, Cuba, Vénézuela, etc.) aux Africains, notamment grâce à l'apprentissage du Créole, à la fréquentation des auteurs emblématiques de ces diasporas (Fanon, Rodney, Dubois, Williams, Césaire, Asante Molefi, Garvey, Antonin Firmin, Douglas, Equiano, etc.)...

-enfin la géostratégie politique contemporaine : l'Afrique mondialement convoitée comme réservoir de matières premières ; mais mondialement stigmatisée comme source d'émigrations massives. Or, l'exportation des MP doit être regardée comme une délocalisation séculaire de millions d'emplois et d'immenses gisements de Valeur Ajoutée, depuis l'Afrique vers les pays de transformation de ces MP. Bref, imprégner la jeunesse des enjeux stratégiques actuels, afin qu'elle choisisse les dirigeants à venir en toute connaissance de cause...

-etc.

Posté par ogotemmêli, 06 septembre 2007 à 00:01

Plier, plutôt que rompre...

D'aucuns découvrent seulement maintenant que Gbagbo n'est pas un révolutionnaire/tribun, façon Lumumba ou Sankara ; que s'il a ouvertement conspué la Françafrique, c'est peut-être surtout parce que le Parrain Blanc l'en avait jugé indigne : ce qui est aussi bien un compliment qu'une insulte, et peut être pris à titre personnel comme une humiliation ("Chirac [l'a] pris pour un Sous-Préfet"...)...

Pour autant, et si c'était parce qu'il n'est ni "Sous-Préfet", ni Révolutionnaire que LG a su plier maintes fois sans rompre en définitive ?

Auquel cas, ce qui aura été l'une de ses grandes qualités de tacticien (plier, mais sans rompre) serait désormais appréhendé comme un vilain défaut : LG serait trop souple, pas assez exigeant en ce qui concerne le DDR, l'asseinissment des moeurs publiques, les réformes institutionnelles et éducationnelles, etc.

Or, cela supposerait que la tempête est passée, qu'il ne serait plus nécessaire de (se) plier à quoique ce soit, toutes les forces ennemies ayant été vaincues : peut-on raisonnablement prétendre que "la nébuleuse" françafricaine est vaincue ? Que ses protagonistes intérieurs soient au abois, certainement ; mais il est bien connu que ce sont ses ressorts exogènes qui sont les plus puissants, dont les diverses capacités de nuisances ne peuvent pas être réduites aussi rapidement, par un régime en pleine (sortie de) crise...

Au demeurant, une crise consiste en Opportunités, mais aussi en Menaces, telles celles qui pèsent encore sur la CI. Reste à espérer vivement que chaque Ivoirien en identifie les véritables initiateurs, et ne s'épuise à en blâmer ceux dont cette crise pollue l'action depuis trop longtemps, même s'ils susccombent parfois à ses affres. Avant de jeter LG (à supposer qu'il se laisse faire...), il faudrait s'assurer d'une véritable politique/stratégie de rechange : car il n'y aura aucun homme providenciel, parfait, pour sortir la Côte d'Ivoire des serres de "la nébuleuse". La principale arme devrait être l'ensemble des citoyens conscients des enjeux de l'heure, des insuffisances ou faiblesses de leurs dirigeants...

Posté par ogotemmêli, 06 septembre 2007 à 00:36

Ventre affamé n'a point d'oreille!

Si cette guerre contre la nébuleuse françafrique dure 20 ans, quel sera alors l'état du pays dans 20 ans?

Vu que seulement en 5 ans, toutes les infrastructres de développement sont aux abois ?

Posté par Eppix, 06 septembre 2007 à 00:53

20ans, ou 20 mois ?

Une crise consiste en un entre-deux, d'une page en train d'être tournée, sans que la nouvelle ne soit encore véritablement entamée : ce qu'on appelle encore transition (plus opportunément que mutation). D'ailleurs, en l'occurrence, je préfèrerais la métaphore d'un livre qui se ferme, bien que le nouveau reste encore à écrire...

En principe, une telle situation ne peut pas s'éterniser jusqu'à 20 ans, c'est-à-dire pratiquement le temps d'une génération : sauf si ce que l'on a appelé crise était au fond un nouvel état permanent des choses...

J'ai la faiblesse de penser qu'en CI c'est bien de crise qu'il s'agit, et que cela connaîtra un dénouement dans la vingtaine de mois à venir : donc, plutôt 20 mois que 20 années...

La succession d'Houphouët et les incertitudes qui s'ensuivirent était également une crise ; mais à l'intérieur du système françafricain. En sorte que cette succession a pu s'éterniser une dizaine d'années, car la Françafrique pouvait s'en accommoder plus facilement, à défaut de s'en satisfaire. Or, aujourd'hui, c'est précisément le système lui-même qui est en crise ; laquelle est d'autant plus aiguë qu'elle débouchera inéluctablement vers une toute autre ère politique, économique, culturelle, etc. En tout cas, je l'espère...

S'agissant de LG : chacun doit faire sa part au regard des circonstances historiques telles qu'elle sont réellement. Je l'ai maintes fois entendu dire qu'il se battait afin de transmettre dans les meilleures conditions le témoin à la future génération d'Ivoiriens. LG n'est qu'un homme de la nécessaire transition (plutôt que rupture...) : plus vraiment "Sous-Préfet", mais pas encore Révolutionnaire. Il a d'autant plus besoin d'un soutien massif, au milieu du gué où il se trouve...

Il reviendra aux prochains protagonistes politiques, économiques, scientifiques, culturels, à écrire les premières pages du nouveau livre qui succèdera à celui que la génération LG est en train de refermer ( péniblement mais inéluctablement...). Ces prochains protagonistes sont également sur ce forum, en diaspora compme partout dans le pays : là où on ne trouvait qu'un Sankara/Lumumba par génération dans toute l'Afrique, aujourd'hui ce sont des générations de Sankara ou Lumumba que l'on trouve partout en Afrique et dans la diaspora africaine. Ces nouvelles générations doivent maintenant élaborer des projets concrets, une vision stratégique globale de leur propre rôle historique ; plutôt que de s'épuiser en critiques de ceux qui ouvrent enfin la voie d'une véritable Renaissance Africaine, malgré toutes les imperfections...

Stratégie
- Intensifier les échanges économiques, culturels, scientifiques intra-africains. Les atouts de la CI sur ses voisins sont tels qu'elle y gagnerait beaucoup plus, et très rapidement.

- Pour ce faire, améliorer les conditions de trafics aériens, maritimes, routiers transafricains, y compris grâce à des grands travaux régionaux d'infrastructures : soient des milliers d'emplois nouveaux à la clefs (autant de salaires). Améliorer également les postes et télécommunications nationaux et régionaux.

- soutenir l'activité économique nationale par la Demande, en engageant de grands travaux nationaux : une université par région, routes, ponts, collèges, lycées, etc. Mais aussi en distribuant du crédit aux particuliers, en vue d'investir dans de petits, moyens, voire grand projets. Créer les conditions financières et bancaires d'un entreprenariat privé national...

- créer une industrie de substitution des importations de biens et services de consommation : réhabiliter les boissons traditionnelles, transformer sur place nos fruits et légumes, investir dans la production de viande au Niger en vue de satisfaire nos besoins locaux, favoriser les textiles et habillements nationaux (ou régionaux), quitte à contingenter les produits textiles asiatiques, a fortiori européens.

- investir dans l'énergie solaire, notamment grâce à la commande publique d'appareils solaires à des opérateurs éco susceptibles d'en fabriquer localement.

-Privilégier l'utilisation des logiciels libres, notamment dans les installations informatiques publiques.

-Investir dans la recherche sur les pratiques thérapeutiques traditionnelles, sachant que 74% des médicaments à base de plantes ont été spoliés aux indigènes des forêts tropicales par les multinationales pharmaceutiques (cf. Sommet de Rio 1992), et que 98% des ressources botaniques planétaires restent encore à exploiter médicalement. L'autre trésor de l'Afrique consiste en ses savoirs ancestraux sur les propriétés biochimiques de ses plantes (ex. Iboga du Gabon)...

-etc

Posté par ogotemmêli, 06 septembre 2007 à 10:06

A ogotemmêti

Une intervention hors propos, je m'en excuse. Es tu la même personne auteur des articles sur Antah Diop sur wiki?

Posté par EPPIX, 06 septembre 2007 à 11:25

Tout à fait d'accord avec Ogo...

... Pensons aux défis de notre génération tout en déplorant tout ce qui nous énerve dans cet entre-deux. Oui, Gbagbo est un homme de transition, et c'est bien son côté retors et boulanger, cette faconde souvent "astonishing" et sa connaissance du marigot françafricain et houphouétiste qui crée cette cohabitation bizarre, où la Librafrique s'exprime sans que la Françafrique ait disparu, où les partisans de la modernité politique trépignent dans le même camp idéologique que ceux qui veulent sortir les sortants.
Préparons notre tour. Consolidons notre corpus intellectuel, nos médias et moyens d'expression, nos banques, nos talents, nos réseaux... pour ne pas être surpris demain quand la transition s'achèvera et que le jour viendra.
Pensons aux Sud-Africains au moment de la Black on black violence et des arrangements de l'ANC avec le Parti national. Il y a des périodes dures dans les mouvements de résistance. Soyons constructifs dans notre quête et non autodestructeurs.

Posté par Théo, 06 septembre 2007 à 16:03

Reconstruire sur des débris et du sable est une vision courte.

Pour partir de l'avant, faudrait il au moins partir d'un constat d'échec et non faire dans l'autosatisfaction.

Pour le reste, nous sommes bien d'accord dur la notion de trnsition, qui du reste, aurait pu être meilleure.

Posté par Eppix, 06 septembre 2007 à 16:40

Transition : au meilleur du pire ?

Oui, c'est moi qui contribue sur WP sous le même pseudo. D'ailleurs, je n'en ai pas d'autre sur tout le web...

La transition aurait probablement pu être meilleure : puis-je dire également qu'elle aurait pu être pire? Cela ne ferait qu'un match de ping pong, dont il serait difficile de trouver le fin mot...

Pourvu que cette transition se fasse, et qu'elle s'achève le plus rapidement possible : cette rebfondation est une hydre politique sans grande viabilité. Ce dont témoigne la fébrilité avec laquelle d'aucuns se remplissent les poches, de part et d'autre, conscient de ce que le temps leur est compté...

Ce qui compte au fond, c'est assurément de réfléchir à la relève, aux circonstances démocratiques adéquates de cette relève, aux innovations institutionnelles radicales indispensables pour prévenir toutes les dérives (parfois orgiaques) auxquelles on assiste dans cet entre-deux...

Soit dit en passant, ce n'est pas une exclusivité ivoirienne, ni même africaine ; puisque toute crise politique majeure, partout dans le monde, charrie son flot de miasmes...

Posté par ogotemmêli, 06 septembre 2007 à 22:28

ATTENTION A NE PAS TOMBER DANS LA LOGIQUE DU SORCIER !

Je suis ahuri par la tonalité dee certaines réactions contenues dans ce blog à propos de cet article pourtant bien à propos de Théo !
Je crois que l'esprit partisan et les antipathies personnelles l'ont par moment emporté sur la réflexion objective...et c'est dommage !
Je trouve que certains intervenants comme Eppix seraient plus efficaces s'ils faisaient des propositions plus concrètes plutôt que de jouer les augures de mauvais aloi; de brandir avec une apparente satisfaction des lendemains obscurs pour les refondateurs et semblant oublier que toute détérioration de la situation en CI serait dommageable pour tous ;refondateurs ou pas.C'est de la vie du peuple qu'il s'agit dans toutes ses cmoposantes.
Critiquez des actes précis posés par les refondateurs.Montrez leurs limites et faites des propositions.On sera plus constructifs ainsi.Une critique bien faite peut sauver une nation en ce sens qu'elle peut inspirer positivement les dirigeants du moment qui, ne l'oublions pas, ne sont que de passage.
J'ai comme l'impression que certains intervenants sont dans la logique du sorcier.Avec le sorcier, peu importe qu'il y ait des choses à vous reprocher ou pas.Il veut votre perte et au besoin il vous trouveras des fautes afin de mieux vous diaboliser pour justifier une mise à mort! On peut sentir dans certains propos comme une jubilation à l'idée de découvrir que les refondateurs ne sont que des humains et qu'ils ont de ce fait des défauts.
Les saints sont là haut !!! Ici bas, nous avons le devoir de nous entraider y compris par la critique(et non par le dénigrement) pour changer les choses

Posté par ABISSA, 08 septembre 2007 à 23:52

Tous coupables.

Ils sont nombreux croupis dans l'ombre qui fantasment à l'idée que d'ici l'aube LG tombera.Et comme toute bétise de cette nature se doit de trouver une caution morale,ils sifflotent de manière bien puérile le mauvais fonction nement de l'administration. Et je demande comment ils y arrivent tant est-il qu'ils ont été de ceux qui ont marché,qui ont étés blessés et tues pou que Marcoussis et tous ces accords qui empechaient LG de mettre son programme de gouvernement soit appliqués.Il l'a appliqué partiellement(fort heuresement d'ailleurs),les consequences sont là:nous avons un gouvernement sans tëte ni queue ou l'on cherche la richesse et rien que ça.Tout les parties politiques ivoiriennes sont responsables

Posté par Destano, 16 septembre 2007 à 18:55

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