11 octobre 2007
Cécilia Sarkozy a-t-elle quitté son mari ?
C'est du pur kpakpato, ou kongossa. En tout cas, ce n'est pas bien. Mais je ne résiste pas à la tentation de m'affairer autour de ce "scoop" de la presse suisse. L'homme du "new deal" aurait-il du mal à gérer son foyer ?
http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/monde/monde_detail/(contenu)/143764
09 octobre 2007
La bataille d'Abidjan, un documentaire d'Elio Comarin
Je vous présente, en quatre parties, ce film très instructif et très clair sur la crise ivoirienne, qui n'a malheureusement jamais été diffusé par la RTI. Visionnez et commentez !
1ère partie
1ére Partie "La Bataille d'Abidjan"
envoyé par nadytch
2ème partie
2ème Partie "La Bataille d'Abidjan"
envoyé par nadytch
3ème partie
3ème Partie "La Bataille d'Abidjan"
envoyé par nadytch
4ème partie
08 octobre 2007
Côte d'Ivoire : l'Etat récupère les ordures
L'information n'a pas été très commentée. Pourtant, elle est importante. A travers un décret du président Laurent Gbagbo, l'Etat central ivoirien arrache la gestion des ordures ménagères aux communautés décentralisées, notamment à Abidjan. Une agence de régulation, qui doit attribuer le marché des ordures à des firmes internationalement reconnues, vient d'être créée.
http://news.abidjan.net/h/268043.html
Pour mieux comprendre l'esprit de cette réforme, il faut lire la - longue - présentation du tout-nouveau ministère de la Ville dirigé par Théodore Mel Eg, qui consacre plusieurs lignes à la nouvelle politique en matière d'ordures ménagères. Abidjan redeviendra-t-elle la Perle des Lagunes avec cette innovation ? Le débat est ouvert.
http://www.gouv.ci/images/PRESENTATION_DU_MINISTERE.pdf
07 octobre 2007
« Time Magazine » célèbre la success story rwandaise
Une fois n’est pas coutume. Un des plus prestigieux newsmagazines américains, « Time » en l’occurrence, consacre plusieurs pages à un pays africain… qui marche bien. Ou plus précisément à un pays africain qui a atteint les profondeurs du malheur et de la barbarie, et qui aujourd’hui pourrait être un des symboles d’une Renaissance du continent. « Time Magazine » consacre un long reportage aux « racines du changement » au Rwanda, pays qui a été le théâtre du seul génocide du XXè siècle en Afrique.
L’article d’Alex Perry commence certes par évoquer les souvenirs monstrueux du génocide. Mais très vite, il raconte avec enthousiasme le chemin parcouru depuis le naufrage de 1994. Il explique comment, grâce à un « process » bien respecté par les agriculteurs et à une usine de décorticage acquise à 120 000 dollars, le café rwandais est devenu un label mondial, mis en valeur et commercialisé notamment par Starbucks. Au Rwanda, le travail paie. Alors qu’il y a peu le kilo de café y était acheté à 25 cents, il rapporte aujourd’hui au moins 1 dollar au paysan lambda. Mais il n’y a pas que le café.
Les autorités rwandaises travaillent à installer l’Internet sans fil dans tout le pays ces dernières années. Une politique environnementale rigoureuse permet au pays de profiter du filon de l’éco-tourisme et de l’image d’Epinal des « gorilles dans la brume ». Les villes rwandaises sont d’une propreté peu commune en Afrique noire, surtout depuis que le gouvernement a interdit les sacs en plastique, qui défigurent les mégapoles du continent. 49% des députés sont des femmes. Le taux de séroprévalence n’est que de 3%.
Le Rwanda, nouveau modèle du développement en Afrique ? Pas si vite ! Le pays de Kagame est le chouchou des Etats-Unis en Afrique noire – il est dénommé « Africa’s America sweetheart » par « Time ». Bien entendu, ça peut aider. Ainsi, Paul Kagame a rencontré récemment les patrons américains que nombre de chefs d’Etat seraient heureux de recevoir, et pas qu’en Afrique. Ceux de Microsoft, Google, eBay, Merrill Lynch, etc… Si l’on veut être un peu provocateur, l’on peut dire que le Rwanda est aux Etats-Unis ce que le Burkina Faso est (ou a été) à la France. Une
De plus, le Rwanda est un pays admirable, mais il est dirigé par un régime autoritaire – « Time » parle de « benevolent dictator » en évoquant Kagame. Comme beaucoup de pays africains, le Rwanda n’a pas résolu l’équation permettant de prendre le pouvoir sans tuer, de quitter le pouvoir sans mourir, et de négocier pacifiquement les alternances.
Si le Rwanda n’est pas un modèle, il peut être un exemple qui montre une voie à l’Afrique : celle de la « valeur ajoutée ». Le Rwanda ne se contente pas de contempler ses richesses naturelles et de les brader au tout-venant, en organisant un système clientéliste et jouisseur. Il exploite
sérieusement ses richesses agricoles, tirant, grâce au travail de son peuple, le maximum de bénéfices de la moindre cerise de café. Le Rwanda investit dans les nouveaux usages et les nouveaux savoirs – les technologies de l’information. Les autorités rwandaises sont conscientes que le seul fait d’organiser l’existant produit ipso facto de la richesse. Le pays des mille collines montre au continent que les richesses naturelles ne sont pas tout.
C’est cette sagesse qui permet au Rwanda d’être cité pour ses réussites treize ans après le génocide, et les « covers » apocalyptiques de magazines étrangers… dont « Time ».
L'intégralité de l'article de "Time" :
http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1665646,00.html
L'interview de Paul Kagame à "Time" :
http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1666064,00.html
06 octobre 2007
Côte d'Ivoire : les feintes de Guillaume Soro
Durant la semaine qui est en train de s'achever, une polémique feutrée a opposé, en Côte d'Ivoire, le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro et le Premier ministre issu de la rébellion, Guillaume Soro. La controverse s'est développée par voie de presse, les deux hommes se gardant bien de faire des déclarations claires. On peut retenir que "la palabre" tourne autour des audiences foraines - destinées à enregistrer dans les livrets de l'état-civil ceux qui ne l'ont jamais été, qu'ils soient Ivoiriens ou étrangers, dès lors qu'ils ont 13 ans ou plus - et du redéploiement de l'administration.
La presse proche de la Primature accuse Désiré Tagro de "bloquer" les audiences foraines en soutenant les préfets et les sous-préfets dans leurs revendications, concernant les garanties en matière de logement et surtout de sécurité. Elle laisse entendre que Désiré Tagro a un agenda caché, et veut profiter du redéploiement pour contrôler les rouages de l'administration... afin de se poser, auprès du président Gbagbo, en alternative crédible à l'actuel Premier ministre. Le raisonnement, l'on s'en rend compte, est tiré par les cheveux.
Quand on creuse un peu et qu'on se creuse les méninges, l'on comprend que c'est l'extension de l'autorité de l'Etat aux zones gentiment appelées "zones CNO" qui pose problème. Et Désiré Tagro l'a dit lui-même aujourd'hui, lors d'une cérémonie à Abidjan, selon l'agence d'information Alerte Info : "L’objectif" n’est pas de faire "un redéploiement de façade" du corps préfectoral, mais "définitif". 
Or, un redéploiement définitif suppose que le reste de l'administration suit : les policiers, les gendarmes - en attendant la refonte de l'armée et l'intégration des ex-rebelles qui peuvent y être intégrés - mais aussi les Douanes, les Impôts, etc... De cela, Guillaume Soro et ses hommes ne veulent pas. Pourquoi ?
Déjà parce qu'ils sont "gourmands". Très prosaïquement, ils veulent se nourrir à la fois à la mamelle de l'Etat central et à celui de leur structure informelle - les Forces Nouvelles - qui capte des "impôts" et des "taxes" dans le Centre, le Nord et l'Ouest et profite grandement de la contrebande. De plus, Guillaume Soro n'a ni la volonté ni le courage de faire comprendre à ses chefs de guerre que le temps de l'économie de guerre est passé, et qu'il faut retourner à la vie normale et faire fructifier le magot déjà empoché. Le Premier ministre redoute trop un soulèvement ou une grogne sur laquelle IB ou un autre prospérerait.
Personnellement, je crois qu'au-delà de toutes ces raisons, se pose un problème de confiance fondamental. Soro sait que son atout, ce sont ses troupes dépenaillées qui coupent la Côte d'Ivoire en deux. Dès qu'elles seront désarmées ou intégrées dans une entité gouvernée depuis Abidjan, il perdra toute utilité pour Gbagbo. Il redoute ce moment, se disant que le numéro un ivoirien pourrait bien lui appliquer le dicton selon lequel "la vengeance est un plat qui se mange froid."
Par ailleurs, Soro veut, j'en suis persuadé, pouvoir faire machine arrière au moment propice et s'intégrer dans un nouveau plan de la nébuleuse qui harcèle la Côte d'Ivoire depuis cinq ans. Il veut maintenir intacte sa capacité de nuisance. Les symboles qu'il brandit en permanence - tels la prochaine visite de Gbagbo à Korhogo, annoncé lors d'une rencontre avec le corps préfectoral - ne sont-ils pas au final du dilatoire ?
Pour l'instant, Gbagbo observe, et regarde le jeu de son Premier ministre. Trop conscient des ennemis extérieurs à l'affût de la moindre contradiction systémique, il s'abstient de contrarier Soro. Dans ce contexte, le travail de la galaxie patriotique n'est-il pas de rappeler à l'ancien secrétaire général de la FESCI ses engagements ? La polémique des grades, par exemple, n'est-elle pas un petit jeu destiné à ralentir le processus de réunification de l'armée, donc de réunification irréversible du pays ? Mieux vaut, à mon sens, un Wattao commandant dans une armée unique que deux armées - le terme "armée" n'étant utilisé dans le cas des Forces nouvelles que par commodité - se faisant face.
La Côte d'Ivoire ira-t-elle aux élections sans que les FDS ne soient à Ouangolodougou ?
02 octobre 2007
Sarkozy assume l'héritage de Foccart
C'est l'excellent site d'information Rue 89 qui nous en donne une nouvelle preuve :
http://www.rue89.com/2007/10/02/en-saluant-foccart-sarkozy-renoue-avec-la-francafrique
