kindleC'est une évolution que suivent auteurs, éditeurs et lecteurs. La méga-librairie en ligne Amazon vient de créer le Kindle, une sorte de "récipient à livre électronique" rechargeable sur le net. Pour l'instant, le produit n'est valable qu'aux Etats-Unis mais il va se généraliser. Va-t-on vers la mort de l'édition classique ? Non, mais vers une lente mutation. Comme la manière de faire de l'info a été modifiée par le net, la façon d'éditer des livres le sera également. De plus en plus, le lecteur achètera le contenu, et lui donnera le contenant qu'il voudra. Il pourra choisir de stocker un ouvrage dans son disque dur, de l'imprimer, de le relier, de le brocher ou de le protéger par une couverture en cuir s'il le souhaite.

Ceux qui s'intéressent au sujet peuvent lire cet excellent papier de Rue 89 :

http://www.rue89.com/2007/11/25/amazon-presente-son-kindle-vers-la-mort-du-livre-papier

Pour ma part, je pense que la nouvelle manière de diffuser des livres est une opportunité pour les auteurs et les éditeurs d'Afrique. Beaucoup de livres intéressants voient leur marché réduit aux limites d'un seul pays parce que la messagerie de presse et d'édition ne fonctionne pas vraiment dans les sens Sud/Sud et Sud/Nord. De plus, le coût du transport rend beaucoup de livres inaccessibles aux publics africains. Certains ouvrages spécialisés, qui n'intéressent qu'un public réduit, ne sont même pas disponibles en librairie chez nous. Des outils comme le Kindle d'Amazon (et les avatars meilleur marché qui suivront) sont une opportunité. Ils permettent une meilleure circulation des idées, et diminuent un peu la portée de l'impérialisme intellectuel - comme le net a multiplié les opportunités de prise de parole au sein des peuples dominés.

Quelque chose va se passer...