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Le blog de Théophile Kouamouo

Vous rêvez comme moi d'une Afrique digne, d'une Afrique des Africains plus solide face à la violence des impérialismes ? Vous militez pour un continent démocratique et indépendant ? Moi aussi. Marchons d'un même pas.

10 décembre 2007

APE : traîtresse, la Côte d'Ivoire ? (2)

bateau_de_p_che_ciFaut-il brûler la Côte d'Ivoire pour avoir été le premier pays africain à signer un accord intérimaire avec l'Union européenne alors que la consigne générale visait à dire un grand "non" et à reporter toute négociation dans le cadre des Accords de partenariat économique (APE), qui doivent mettre un terme au régime préférentiel permettant aux pays ACP d'exporter dans l'UE avec des tarifs avantageux sans que la réciproque soit exigée ?

Pour répondre à cette question, il faut d'abord s'en poser une autre : pourquoi Abidjan a signé là où des pays comme le Sénégal ou le Nigeria ferraillaient pour maintenir le statu quo ante ? Première hypothèse : la Côte d'Ivoire a été menacée. On peut le croire en effet quand on lit les propos tenus jeudi dernier par le Commissaire européen au Développement Louis Michel, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "La Côte d'Ivoire a intérêt à signer les accords commerciaux intérimaires proposés par l'Union européenne, en attendant la conclusion des APE, car, à défaut, à partir du 1er janvier, les bateaux européens ne pourront plus transporter les produits de base ivoiriens, comme la banane et le cacao", a déclaré M. Michel.

Cette hypothèse n’est toutefois pas suffisante : la Côte d’Ivoire a pris sa décision bien avant les propos musclés – et franchement inconvenants – de Louis Michel. Le jour où l’ancien chef de la diplomatie belge parlait à Bruxelles, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement de Côte d’Ivoire, prenait la parole lors d’une cérémonie à Abidjan. Il expliquait en substance :

que la Côte d’Ivoire avait longtemps tendu la main aux autres pays de la CEDEAO pour solliciter des concertations en vue d’une position commune et surtout de propositions communes aux Européens ;

que les querelles de compétences entre la CEDEAO et l’UEMOA avaient perdu du temps à la sous-région ;

que le Nigeria se contentait d’une position de principe bravache parce que juché sur ses barils de pétrole, ce que le Ghana aurait compris en endossant les résultats d’une étude d’impact ivoirienne menée avec sérieux ;

qu’il ne faut pas exagérer, et que tout le monde savait bien que le régime de préférences unilatérales prendrait fin le 31 décembre 2007 et qu’il n’est pas question de jouer les irresponsables… comme d’habitude.

Bref, la Côte d’Ivoire aurait fait cavalier seul en raison du manque de sérieux des pays ouest-africains côtiers et pourvus de secteurs agricole et/ou industriel significatif, ayant une activité import-export d’un certain niveau.

Il n’est pour autant pas interdit de se demander si Abidjan, qui compte sur Bruxelles pour le financement de son programme de sortie de crise, pouvait se permettre de jouer les rebelles et les « altermondialistes ». En tout cas, une fois de plus, les faiblesses structurelles d’organisations communautaires africaines plus folkloriques qu’institutionnellement assises sautent aux yeux. Comment arriver à tirer profit de la mondialisation si l’Afrique refuse de s’asseoir et de fabriquer patiemment et sur la base des intérêts communs, intra muros, les consensus minimaux permettant d’être des interlocuteurs dignes de respect face aux Européens, aux Américains et aux Asiatiques ? Dur, dur !

Posté par kouamouo à 00:22 - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pauvre Côte d'Ivoire !

Je ne vois pas pourquoi vous tentez de faire croire que la Côte d'Ivoire a eu raison contre tous ! D'abord la CI a perdu l'occasion rêvée de faire bloc avec la CEDEAO. Ensuite, les dirigeants se sont laissésemporter par les menaces européennes. En effet, qui croirait qu'un économiste comme Bohoun Bouabré ne sache pas évaluer le volume des exportations de la Côte d'Ivoire vers l'Europe, comparé à celui des exportations? En effet dans la masse des exportations sont incluses celles des entreprises françaises installées sur le territoire ivoirien, ce qui fausse complètement le calcul. Effectivement l'Europe s'est senti en droit d'imposer son autorité dans un pays affaibli, dirigé par des hommes qui sont prêts à vendre père et mère pour garder leur place. Une fois de plus les ivoiriens ont été sacrifiés pour l'intérêt personnel de quelques politiciens cupides. Le secteur informel, poumon de l'économie ivoirienne, résistera t-il à l'importation massive de produits à bas prix en provenance de l'Europe? Cet accord de partenariat vise certes à mettre les échanges en conformité des règles de l'OMC mais les dirigeants ivoiriens ont-ils soulevés que les subventions des pays européens à leurs agriculteurs n'est pas conforme aux règles de l'OMC non plus! Il y avait un chantage à faire ! Surtout si la CI ne s'était pas désolidarisée de la CEDEAO. Une fois de plus les magouilles de la politique politicienne ont englouti un beau combat pour l'Afrique ! On peut dire bravo à Wade qui avec tous ses défauts a osé claquer la porte hier au sommet de Lisbonne et bravo aussi d'avoir résisté à la pression de Bolloré pour l'affectation du port de Dakar. Bravo à Mugabé, Konaré et Tabo Mbeki pour leur discours d'hier. Dommage que le Président Gbagbo n'agisse qu'en promesses vides et en paroles creusent. Ce n'est pas un combattant mais un pion françafricain comme beaucoup de ses pères francophone. Pourtant, réjouissons nous car hier l'Afrique a frémi ! Elle a osé exister et s'imposer ! Seuls 18 pays sur 53 ont signé l'APE !

Posté par giselle, 10 décembre 2007 à 08:54

Je ne justifie pas, Giselle...

J'essaie de susciter le débat en présentant les différentes hypothèses expliquant la signature ivoirienne. Mais je suis tout de même curieux de voir qu'il n'y a pas eu de sommet de la CEDEAO sur les APE. Pourquoi devons-nous nous contenter de discours et d'une pose "révolutionnaire" ?

Posté par Théo, 10 décembre 2007 à 09:52

Révolution ou raison ?

Il ne s'agit pas de discours ou de pose révolutionnaire, il s'agit d'une attitude de raison qui consiste à faire l’analyse économique d'une situation donnée avant de s’engager. Dans le cas présent l’analyse a été faussée. La Côte d’Ivoire serait-elle à ce point sous le joug de l’impérialisme européen qu’une décision contraire à la pensée dominante serait assimilée à une révolution?

Posté par Giselle, 10 décembre 2007 à 13:12

A Giselle...

Comprenons nous bien. La pose révolutionnaire, à mon avis, est celle de ne rien préparer sérieusement (les APE doivent être signés par des pôles régionaux dont la CEDEAO) et de venir devant les caméras proclamer son opposition à ce qui est, sans avoir un document alternatif et des schémas clairs à présenter... ce qui serait la vraie attitude révolutionnaire !

Posté par Théo, 10 décembre 2007 à 13:38

debat sain svp

comme d'habitude les gens confondent le débat sur une question d'intérêt national et le fpi (leur petit satan) et gbagbo (désigné comme lucifer en personne!): les mêmes qui hier se plaignanient que gbagbo résiste aux diktats de la communauté internationale sont les mêmes qui se plaignent qu'il...

Je ri quand j'entend des gens dirent que la côte d'ivoire a manqué de solidarité envers la cedeao! quand on pense aux propos de wade"si la côte d'ivoire pense qu'on ira faire la guerre..". c'était après le déclenchement de la rébéllion. quand on se rappelle de tous les coups tordus de la cedeao contre le regime d'abidjan (reunion tripartite pour l'embargo contre la cote d'ivoire au lendemain de la destruction des aeronefs ivoiriens, la non application des accords de défence, les passeports diplomatiques et les tapis rouges données aux rebelles, la question en suspend du poste de gouverneur de la bceao,...) on dira pudiquement que la cote d'ivoire n'est pas le plus mauvais éléve de la solidaité ouest africain!

Concernant cette situation proprement dite plusieurs analystes économiques ont montré que tous les pays de la cedeao n'avaient pas la meme difficulté à ne pas signer: les pays pauvres étaient avantagés par le statut quo actuel et les pays à revenus intermédiaires comme la cote d'ivoire avaient plus à perdre. il est donc plus facile de dire non quand on a rien à perdre.

Je préfère une cote d'ivoire "style sarko dans l'union européenne" dans la cedeao: ne pas tergiverser sur les intérêts de la cote d'ivoire sous pretexte d'une solidarité...Les allemands et les français ne signent jamais un accord européen qui lèsent les intérêts de leurs pays!!!

d'ailleurs "gisèle" c'est quoi pour toi l'occasion rêvée? que vaut une solidaité vis à vis de l'union européenne quand on est incapable de s'entendre entre nous? c'est aussi vrai quà leur actuelle l'expression l'argent n'a pas d'odeur sied parfaitement à la situation trésorière ivoirienne.

Posté par ivoire, 10 décembre 2007 à 15:04

Arrêtons de vouloir toujours aller ensemble

Les africains sont souvent surprenants. Comme ca tous le monde doit attendre parce que certains n'ont pas encore trouvé le temps de réfléchir à ce qui doit remplacer les ACP. La fin des ACP était programmée au moins depuis 1995, date de la création de l'OMC. Et c'est au moment où il reste quelque jours qu'il faut dire à un tel de ne pas faire, de ne pas signer etc. Unis on est certes forts, mais souvent l'union forcée détruit le peu de cohésion qui existait, en exacerbant les incompréhensions. Si je carricature un peu, je pourrai dire comme théo que les pays qui n'ont pas la culture de l'exportation ne peuvent pas avoir les mêmes problèmes que ceux qui l'ont. Et cette facon de vouloir coûte que coûte signer ensemble peut paraitre suicidaire. En la matière je préférerai que chacun signe ce qui l'arrange avec l'union européenne. Ce serait mieux pour prendre en compte la spécificité de chaque peuple. En principe on ne commence à s'associer que lorsqu'on a les mêmes forces, les mêmes intérêts...Mais en Afrique on veut toujours s'associer même si on n'a rien de commun. Cela procède du tribalisme, qui veut qu'on soit allié à quelqu'un parce qu'on vient de la même région, de la même ethnie, alors que son choix de vie est différent. Et ce mode tribalisant est pénalisnt pour l'Afrique. Les européens ont fait leur union après les grandes guerres certes, mais si vous suivez bien, cela s'est fait par étape: cela a commencé d'abord par un accord sur l'acier ou le charbon je crois. Puis, quelques pans agricoles ont été ajoutés, même la libre circulation des personnes n'est arrivé que tard. Nous en Afrique, au lieu de nous allier par intérêt économique. On commence par la fin. Avant de se rendre compte qu'on a raté une étape. A mon avis on aurait dû, au lieu de la cedeao, commencer par exemple des associations régionales fortes pour le Cacao, Pétrole, arrachide etc..., ce qui permettrait à ces organisations d'avoir des points communs pour négocier. Mais non, on a créer la CEDEAO et donc on préfère signer tous ensemble pour des probèmes divers et créer la cacophonie. Après on va dire aux autres de ne pas signer, sans alternative. En ce qui me concerne bien que j'aime l'union, je la préfère quand les ensembles sont homogènes. Et je trouve que la CEDEAO n'est pas encore homgène pour pouvoir parler d'une même voix.

Posté par AgirEnAfrik, 10 décembre 2007 à 16:08

On ne peut pas signer un accord en commun avec des pays qui servent de bases arrières à de rébellions combattant un autre pays de la même organisation sous régionale. Nous avons là la consequence du manque de projet commun des pays africains. Je ne voudrais pas être long, j'èspère que vous comprennez ce à quoi je fais allusion. Pas de projet commun sur le long terme, pas de dévéloppement, pas de signature commune pour le dévéloppement qu'on n'a même pas pensé.
Depuis 1995 on savait qu'il fallait signer un accord, combien de réunions ont été organisées pour y reflechir? ...
Bref il y a encore du boulot les gars. On ne construit pas un pays ou un continent en improvisant...

Posté par kkg, 10 décembre 2007 à 22:57

Tout à fait AgirenAfrik

Et je rajouterai qu'il n'y a pas de quoi crier haro sur la CI dans la mesure où rien n'est définitif contrairement à ce que fait croire la dépêche AFP ou Reuters et même ta base de dbat théophile. Je m'explique. Il s'agit d'un accord INTERIMAIRE. ça veut dire ce que ça veut dire. C'est un accord signer par l'Etat de CI -dont la marge de manoeuvre est plus q rduite- applicable sur une 15zaine d'année certes, mais dans la mesure où la CEDEAO a demandé un an de sursis pour se prononcer et que la CI n'avait pas ce temps, elle a signé avant dans l'attente d'un accord régional qui officiellement doit suivre si tout le monde se met enfin au boulot. Ce qui veut dire que si dans un an -un peu d'optimism svp- la CEDEAO signe un accord avec l'UE, cet accord viendra surseoir à l'accord INTERMEDIAIRE et étatiq signé par la CI. Compris????
Alors les leçons de solidarité des uns et des autres devraient passer par la case INFORMATIONS avant...

Et puis cet accord si parfait signé par la "traite" CI n'est en fait rien d + qu'un moindre mal. Au lieu de perdre minimum 600 milliards rien qu'en douane, l'Etat en perdra 7, et qui va les payer??...le citoyen!

Alors il n s'agit nullement d'un cadeau que s'est offert la CI. A tous de se mettre sérieusement au boulot pour voir comment s'en sortir.

Posté par manolli, 10 décembre 2007 à 23:50

Wade parle au nom de WAde

Que reproche t-on à la Côte dIvoire? d'oeuvre pour ses interêt? Theo a parfaitement raison de poser le problème de la cohesion que certain veulent subodorer aux interêt de ceux qui exportent par raport aux autres qui n'exportent rien. Les grands ensembes suposent que lorsque l'un est attaqué,les autres fassent bloc autour de lui pour le defendre qui a regler les prolèmes entre nous. Pour ça les autres ne peuvent pas dire qu'ils ont plus de souci de l'unités que la Côte d'Ivoire. L'UE s'est fait autour d'un bloc fort (franco-allemand)et des pays come le Portugal et l'Espagne ont été contraint de maitriser leur inflation avant d'etre admis dans l'union, pareil pour les nouveaux arrivants. En afrique on souhaite l'union sans un minimum d'effort de bonne gouvernance. Wade a parlé au no de Wade et pour Wade, Gbagbo a signé pour la Côte d'Ivoire.

Posté par Francka, 11 décembre 2007 à 09:57

la CEDEAO a failli dans sa strategie de negociation

Il manquait aux africains de prévoir un plan B de solidarité en leur sein, car un "niet" européen était assez prévisible face à leur demande de dérogation. Diviser pour règner est la stratégie des européens depuis des lustres.
Avant l'arrogance de Louis Michel( on se souvient de ses manoeuvres pendant le conflit ivoirien)Guillaume Durand( Departement Commerce de la Commission européenne) a affirmé en novembre à Bruxelles que les savent qu'ils ont tout intérêt à signer avant la dâte butoir, sous peinede perdre tous les avantages que leur accorde le cadre de l'Accord de Cotonou, soutenant ainsi son collègue Vincent Aussilloux qui jubilait la veille"En l'absence d'accord avant le 31décembre 2007 , certains pays producteurs de bananes vont tomber dans le système généralisé des préférences et leur produits vont subir des hausses de tarifs douaniers qui vont leur fait perdre leur compétivité. Les consciences commencent à se réveiller maintenant et nous commençons à avoir des réactions positives" Qui dit mieux? Les victimes étaient toutes désignées: La Côte d'ivoire( 1er producteur de bananes avec 50000 travailleurs de ce secteur) et le Ghana pour casser la résistance sous régionale. Que pouvait proposer la CEDEAO à ces deux pays non PMA les plus perdants en cas de non signature?
Toute la question est là mais essentielle pour un pays qui sort de guerre.
La Côte d'Ivoire n'a pas trahi elle a agit en toute responsabilité pour protéger son économie.
par ailleurs, elle a paraphé un accord intérimaire ou d'étape pour limiter les dégats mais continue de travailler avec la CEDEAO pour la signature de l'Accord

Posté par liane, 11 décembre 2007 à 23:21

Dommage...

il est vrai que les principes moraux ne sont pas ceux qui régissent le jeu des nations. Dommage. Il est peut-être naïf de ma part de souhaiter aussi ouvertement que le principe de solidarité entre les peuples devienne la pierre angulaire des affaires internationales. Il est pourtant clair pour tous que nous sommes engagés dans un jeu sans pitié pour le faible.
Ainsi, l'UE a agi de manière concertée dans le but de défendre et de préserver ses intérêts, et il semblerait que nous les Africains y soyons allés en rang dispersé. La Côte d'Ivoire aurait fait le choix du réalisme et a signé, répondant exactement à la stratégie de division des Européens, qui avaient prévu ce cas de figure. Le Vice-Ministre sud-africain du commerce international, M. Rob Davies, s'exprimant au sujet des APE le 4 décembre dernier (à l'Université de Bâle, où je l'ai entendu) avait lui aussi prédit ce scénario: que les pays les plus menacés dans leurs intérêts économiques signeraient de toutes les manières. Ce que je déplore, c'est que l'option qui nous soit laissée fasse plus l'affaire de l'UE que la nôtre finalement, que nous soyons TOUJOURS à réagir aux stratégies et desiderata de ces pays.
Ceci est une complainte.

Posté par Enrico, 13 décembre 2007 à 23:13

dommage une telle facon d'analyser les choses

à lire ces commentaires ici, on se questionne vraiment si certains ont conscience de ce qu'ils disent. il est tout à fait legitime qu'un pays defende ses interets mais pas avec certains arguments comme postulés ici. quand meme, qui a donc fait echoué la mise de la cote d'ivoire sous tutelle de l'onu? qu'on l'accepte ou pas c'est le dirigeant (je ne citerai pas de nom, car je suis persuadé que pretendant être généralement bien informés sur ce blog, cela constituera une répétion annuante pour beaucoup) de peut-etre le pays le plus pauvre de l'uemoa qui a tenu tete a chirac et a l'armada diplomatique francaise lors du dernier sommet extraordinaire (5-6. 10. 2006) de la cedeao a abuja au nigeria sur la cote d'ivoire qui a fait echoué le dessein diabolique de chirac de mettre la ci sous tutelle de l'onu. mr. gbagbo et les autres dirigeants ivoiriens en savent bien plus qu'ici. chers amis ivoiriens, vous devez plus a la cedeao que vous ne vouliez l'accepter. et sans une cedeao forte, aucun d'entre nous n'a une seule chance de survie économique. moi, personnellement, je suis profondement decu par ces genres de commentaires ici.

Posté par Mohamed, 14 décembre 2007 à 16:25

A Mohamed

Selon toi,Mohamed, il nous faut attendre tous les membres de la CEDEAO pour signer. Le faire sans les autres, c'est être traitre. Alors dis nous pourquoi le Senegal veut se retirer de l'ASECNA. Parce que si tu ne dis rien pour le Senegal alors accepte aussi pour la Cote d'Ivoire.

Amicalement!

Posté par AgirEnAfrik, 16 décembre 2007 à 04:06

Madagascar est membre de l'Asecna et ce pays se retirera de l'Asecna. A notre connaissance Madagascar n'est pas membre de la Cedeao. Franchement je ne sais pas pourquoi vous comparez deux choses qui ne peuvent pas être comparées. Enfin que cela soit. Il est tout de même de notoriété publique que Me Wade a été trompé par Farba Senghor, son ministre des transports, sur les chiffres de la FIR (Fly information region). Mr Senghor croyait que les 20 milliards de francs CFA generés par cet organisme au Sénégal reviendraient automatiquement au Sénégal si ce pays se retirait de l'Asecna. Il en a informé Me Wade qui a donc decidé de retirer le Sénégal de l'Asecna. Entre-temps le Sénégal est revenu à de meilleurs sentiments vis-à-vis de l'Asecna. Il ne se retirera pas de l'Asecna. Parce que le Sénégal n'y fera que perdre en quittant l’Asecna. Car le Cap Vert dispose de l'aéorport de SAL, qui est beaucoup mieux équipé en materiels aéronautiques performants que le Sénégal. Et ce pays peut prendre immediatement la place de Dakar au sein de l'Asecna. En plus l’espace aérien sénégalais est trop petit pour que le Sénégal face bonne recette en gérant seul cet petit espace. Par ailleurs, la décision d'avoir le siège de l'Asecna à Dakar est seulement historique (création de l'Asecna, 1959). Rien d'autre. Ceci est aujourd'hui parfaitement compris à Dakar. Et la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA, Sénégal) avait menacé, avec une formidable argumentation panafricaniste, de grêver si le Sénégal maintenait sa decision de quitter l'Asecna. Alors je reste convaincu que la Côte d’Ivoire ayant à court terme choisie de plutôt perdre 7 milliards de CFA que 200 milliards par an sur ses échanges commerciaux à partir du 1.1.2008 aura sûrement à longterme portée préjudice à soi-même et à toute la sous-région suite à sa décision de faire «cavalière seule« en signant un accord intérimaire sur les APE avec l’UE. Encore une fois aucun d'entre nous en Afrique de l'Ouest n'a une quelconque chance de survie éconmique sans une Cedeao forte! Et il est quand même bizarre que l’UE qui serre fortement ses rangs face à l’Afrique et face à chaque pays africain dans ses négociations commerciales avec nous vienne encore une fois diviser pour mieux règner en Afrique et des Africains continuent à cautioner cette perfidie européenne!

Posté par Mohamed, 17 décembre 2007 à 00:09

Je te fais mon dernier commentaire sur la question,Mohamed,
Selon ton argument, c'est parce que,Senghor, le conseiller de Wade faisait état de + de 20 milliards de CFA de gains pour le Sénégal en cas de séparation que Wade a décidé de se retirer de l'ASECNA. Et que, ayant obtenu les vrais chiffres qui contredisent sûrement les gains annoncés, Wade fait machine arrière.
Alors question: quelle aurait été la position de Wade si les gains étaient confirmés par toutes les analyses? Allait-il préférer 20 milliars pour le bonheur des Sénégalais ou y renoncer par solidariter avec les autres?
Les lecons qu'ont peut tirer de cette situation:
- Les dirigeants de pays, même s'ils sont dans des organisations régionales, pensent d'abord à leur peuple.
- Le Sénégal recherche tout comme la Cote d'ivoire à optimiser ses capacités financières. Nous aurions donc compris sa position.
- Si nous comparons la CEDEAO à l'UE, on constate que l'une est beaucoup plus homogène en terme économique que l'autre.
- On ne doit pas faire du "fétichisme" de l'union. La révolution pour la révolution, n'est pas payante à court ou long terme. Car à court terme on risque l'impasse et à long terme l'implosion.
- ...
Pour le reste, si tu veux prolonger la discussion, on peut échanger par mails pour ne pas gener les autres qui ont certainement besoin de cet espace pour d'autres débats (ce n'est pas péjoratif de ma part). Moi en tout cas je serais très heureux de te convaincre personnellement avec d'autres arguments qui seraient trop long à développer ici.

Mon mail: groupeay@hotmail.com

Amicalement.

Posté par AgirEnAfrik, 17 décembre 2007 à 13:13

Pas de traitrise

je ne pense pas qu'on puisse parler de traitrise pour la signature par l'Etat de Cote d'Ivoire d'un accord intérimaire sur les APE. La traitise aurait été qu'après avoir signé un accord en tant que membre de la CEDEAO ou de l'UEMOA l' Etat ivoirien le remette en cause en s'entendant avec l'Union Européenne.De tout cela il n'est point question puisque les entités d'intégration sous régionale n'ont pas d'avis formel sur la question. Que Wade s'agite, pour nous sénégalais , il n'y a pas de suprise puisque nous savons que pour notre cher Président il n'y a qu'un chose qui compte :" Tout pour ma pomme."
Revenez dans 15 jours et Wade dira qu'il était pour les APE.

Posté par Felix, 17 décembre 2007 à 14:40

mohamed

à lire tes propos sur wade et son ministre des transports il apparait une évidence : si wade n'avait pas été trompé par son ministre il serait alors parti de l'asecna!!! de quelle solidarité tu nous chante là alors!!

T'inquiètes maintenant on a aucun complexe dans nos prises de décision seul compte les intérêts de ce pays: s'ils coincident avec ceux de la cedeao à nous aller, s'ils ne coincident pas ON NE SIGNE PAS ou pluto ON SIGNE SEUL pian!!

Tu penses vraiment que ce pays le plus pauvre (comme tu le qualifie) peut empêcher la france de mettre la cote d'ivoire sous tutelle explique nous un peu par quelle magie diplomatique.

Et puis vos histoires "des europeens méchants" ce n'est qu'un alibi pour des gens qui ne veulent pas se battre mais qui attendent que papa européen les aide!!!

Posté par ivoire, 17 décembre 2007 à 14:46

A tous

Mon souci n'est plus pour les signataires (Côte d'Ivoire, Ghana, etc...) des APE intérimaires avec l'UE. L'UE a déjà obtenu sans grands combats, comme toujours d'ailleurs, ce qu'elle voulait obtenir des Africains: signature directe et indirecte d'accords commerciaux à leur avantage avec les Africains. L'UE, nous en savons, a clairement deux problèmes commerciaux dépuis assez longtemps: la saturation de son marché et l'aggressivité commerciale de la Chine en Afrique. Alors, la stratégie de l'UE pour trouver une solution à ces problèmes est très simple: activer les léviers de pression appropriés sur les pays africains cibles qui ont été auparavant rendu de facon spécifique historiquement-économiquement dépendants d’elle. Ici la CI et le Ghana. Biensûr, chacun aura son tour chez le coiffeur. Maxime: il faut d'abord casser le nez à quelqu'un pour lui demander d'être d'accord de vous tendre tout doucement ce que vous voulez obtenir de lui. Encore une fois, mon souci ici n'est plus pour la Côte d'Ivoire et le Ghana. Mon souci dans cette affaire des APE est directement pour les pays frontaliers (Burkina, Niger, Mali, Sénégal, Guinée etc...) qui ont jusqu'à présent résisté à la signature des APE. Car ces pays seront inévitablement frappés par les conséquences néfastes résultant de la signature de ces accords intérimaires par la CI et le Ghana. Pourquoi? Parce qu'ils ne pourront jamais protégés leurs frontières contre les produits européens qui viendront inonder la CI et le Ghana et qui en partie continueront tout tranquillement leur bonhomme de chemin vers eux. Et c'est juste ce que veut l'UE. Obtenir plus de débouchés en Afrique sans vraiment contre partie. Très dommage pour ces pays là. Pour ce qui concerne Me Wade, à me lire, on voit sans grande difficulté, que je désapprouve son comportement dans l'affaire Asecna.
Chers «ivoire» et «AgirEnAfrik», entre nous, ne voyez-vous pas , même par simple diagnostic à distance, que je n’ai pas le faciès d’individu qui corresponde à votre typus? J’ai très sincèrement le profond sentiment que je ne suis pas du tout la bonne adresse pour vous! Car je suis tout sauf un être humain agressif et prétentieux! Autant je regrette profondement de vous avoir offenser en exprimant ma simple opinion sur la signature des APE interimaires par la CI et le Ghana sur ce blog et vous présente toutes mes excuses. Cependant, compte tenu de ma profonde confiance et conviction dans les peuples d’Afrique de résister, jusque maintenant, à tous les assauts culturels et économiques venus d’ailleurs, mais aussi compte tenu de la longue histoire de la division et de ses conséquences douloureuses pour notre continent, je m’interdi à jamais de prier qui que ce soit en Afrique de signer ou de ne pas signer un accord de quelque nature que ce soit, qu’il juge dans son interêt ou pas. Pour vous satisfaire et clôre cette discussion de mon côté, je devais être cynique, pour dire bravo à la Côte d’Ivoire et au Ghana pour leures signatures des APE intérimaires avec l’UE.

Bonne nuit d'Allemagne aux peuples d'Afrique

Mohamed

Posté par Mohamed, 17 décembre 2007 à 22:05

Il faut bien comprendre

Avant de rentrer dans des discours inutiles et accuser les uns et les autres de "traitre" il faut bien comprendre le fondement de ces APE. L'UE accorde de façon délibérée, sans contrepartie, un régime préférentiel à certains produits des pays ACP entrant sur son territoire. Ce dont il s'agit c'est que ces mesures "avantageuses" octroyées à ces pays en développement, doivent être supprimées pour se conformer aux règles de l'OMC. La réaction des pays qui refusent de signer aujourd'hui est très surprenante et amène à s'interroger sur la capacité de nos dirigeants à décider pour un avenir plus ou moins lointain. Ceci pour au moins deux raisons :
- L'APE n'est pas quelque chose qui est tombé sur la tête des pays ACP comme par enchantement. Il est contenu dans "l'Accord de Cotonou" élaboré de concert entre les ACP et l'UE depuis juin 2000 à Cotonou (Bénin). Il a même été signé et ratifié par tous les pays. Sa mise en oeuvre dès début 2008 est bien prévue;
- C'est un processus irréversible, comme la libéralisation au niveau mondiale (OMC). Les pays n'ont pas trop le choix. En tout cas, qu'on signe ou pas, la situation ne sera pas comme avant. Les préférences commerciales sont amener à sauter.

Enfin, les pays africains sont d'autant mal placés pour jouer les "rebelles" que les préférences reçues des Européens sont sans contrepartie véritable. "Un mandiant ne s'aurais exiger de son bienfaiteur de démeurer toujours généreux";
Essayons de nous départir de l'attitude de la main tendue et s'approprier notre développement.

Posté par abdooulsa, 27 décembre 2007 à 18:00

Meme

Europe-Afrique : ce que les Commissaires ne disent pas

Dans les colonnes du Soir du 24 octobre dernier, les Commissaires européens Peter Mandelson (commerce) et Louis Michel (coopération au développement) font un vibrant plaidoyer en faveur d’Accords de Partenariat Economique (APE) qu’ils souhaitent signer d’ici la fin 2007 avec 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ils s’en prennent au passage aux multiples acteurs politiques et de la société civile, tant ACP qu’européens, qui critiquent depuis de longs mois les approches de la Commission en la matière : parlementaires, mouvements paysans africains, ONG… n’ont eu de cesse de souligner que, dans leur forme actuelle, les APE ne peuvent être un outil de développement. Bien au contraire !

Dans leur plaidoyer, les Commissaires oublient un élément important : conjuguant les forces de l’Europe et des ACP, ils auraient pu, depuis longtemps, obtenir de l’Organisation Mondiale du Commerce soit la prolongation du régime commercial actuel, soit la mise en place d’alternatives aux APE, laissant aux pays concernés le temps de renforcer leurs économies et l’intégration de leurs régions avant d’envisager de nouvelles ouvertures au commerce mondial. Mais la Commission s’y est refusé et a beau jeu de dire aujourd’hui que les délais sont échus et que l’autorisation de l’OMC lui permettant de favoriser les ACP prenant fin dans quelques semaines, il n’est d’autre voie que celle des APE. Cette attitude intransigeante s’est encore manifestée récemment par un refus sec opposé aux pays d’Afrique de l’Ouest qui souhaitaient deux années supplémentaires pour se retourner. Il est donc pour le moins surprenant de prétendre les APE inéluctables alors qu’on s’est toujours refusé à envisager d’autres pistes possibles.

Contrairement à ce qu’affirment les Commissaires, de fortes pressions se sont exercées sur les négociateurs ACP pour qu’ils acceptent de signer de tels Accords. Nous en avons eu l’écho régulièrement. Elles ont pris la forme de menaces : celles de rétablir les droits de douane sur diverses productions ACP (ce qui devient inévitable si, au minimum, la prolongation du régime n’est pas acquise), celles de conditionner des parts du Fonds Européen de Développement, cet instrument de coopération destiné à soutenir le développement des pays ACP. Mais ces pressions ont aussi été assorties de promesses concernant des aides supplémentaires. Les montants promis apparaissent néanmoins bien limités. Et la société civile s’inquiète de voir l’argent de la coopération utilisé pour adoucir les dégâts que les APE risquent de causer au tissu social et économique de pays bien mal préparés à affronter l’ouverture de leurs frontières à un commerce inégal avec l’Europe.

Les Accords que veut la Commission promeuvent un modèle tourné vers l’exportation, rendant les pays ACP encore plus vulnérables aux chocs extérieurs. Et alors que les processus d’intégration régionale qui devraient leur permettre de mieux affronter ces défis restent embryonnaires.

Les Commissaires vantent les APE car ils ouvriront le marché européen aux productions ACP. Ils oublient de souligner que c’est déjà le cas, depuis 2001, pour les 39 pays les moins avancés (PMA), essentiellement africains, sans que ceux-ci n’aient réellement pu en profiter faute de production suffisante. Dès lors, le principal résultat des APE pour ces pays les plus pauvres sera, pour la première fois de leur histoire, l’obligation d’ouvrir leurs marchés dans le cadre d’un accord de libéralisation réciproque. Il n’est donc pas étonnant que la méfiance règne, et bien au-delà de la société civile.

Devant ces réticences, la Commission presse maintenant les 6 régions ACP de signer des Accords intérimaires qui ne porteraient pour l’instant que sur le commerce des marchandises. Mais même à ce niveau, ACP et Européens ne jouent pas dans la même division, surtout dans le domaine agricole. Les exportations de l’Europe vers l’Afrique de l’Ouest par exemple ont augmenté de 84 % au cours de ces 15 dernières années. Cette croissance a profité essentiellement à l’industrie agroalimentaire. Cette tendance a conduit les pays pauvres et très endettés à consacrer jusqu’à 57 % de leurs revenus à l’importation de denrées alimentaires qui pourraient être produites localement. Un accord de libre échange réciproque aggravera cette situation, tout en limitant la capacité des gouvernements à protéger l’agriculture.

Faut-il rappeler que l’Union européenne s’est construite – et a bâti sa souveraineté alimentaire- sur une longue période de protection de ses marchés : ce qu’elle refuse aujourd’hui à ses partenaires ACP ?

Messieurs Mandelson et Michel ne parlent pas dans leur carte blanche des importants droits de douane dont les gouvernements ACP seront privés une fois les APE mis en place. Or il s’agit là d’une part conséquente des budgets de nombreux Etats. Comment feront-ils face à leurs dépenses ? En devenant encore plus dépendant de l’aide ou en développant de nouvelles taxes comme la TVA dont on connaît le caractère injuste car elle frappe de la même façon riches et pauvres ?

La Commission prévoit diverses exemptions et certains délais pour les produits les plus sensibles. Mais, dans les conditions actuelles, libéraliser le marché des marchandises pose de réels problèmes. Devant le Conseil européen d’octobre, Louis Michel déclarait : « les régions ACP ont des craintes réelles. Nos ouvrons nos marchés d'à peine quelques points de pourcentage de plus alors qu'eux s'engagent dans un processus de libéralisation quasi-complet à long terme. Il y aura des coûts d'ajustement qui sont par nature difficile à quantifier et les ACP veulent l'assurance que ces coûts seront couverts soit par les bénéfices de l'APE soit par notre assistance »

Hélas, les délais imposés pour définir et ensuite protéger les produits sensibles sont trop courts. Dès lors, rien que dans le domaine des marchandises et même compte-tenu des précautions annoncées par la Commission, les APE risquent de faire mal. Mais les Commissaires vont plus loin. Au détour d’un paragraphe de leur carte blanche, mais plus explicitement dans les textes qu’ils veulent faire signer par les régions ACP, ils insistent sur la nécessité de parvenir ultérieurement à la signature d’Accords globaux. C’est-à-dire portant aussi sur une série de matières comme la libéralisation des services, l’investissement ou encore les fournitures publiques, soit les fameux « thèmes de Singapour » dont les négociations sont bloquées à l’OMC. En signant des APE intérimaires, les ACP doivent s’engager à rouvrir celles-ci avec l’Europe. La pression mise à ce niveau n’est évidemment pas innocente. Elle s’intègre dans les politiques européennes définies par la note que la Commission a publiée en 2006 et qui s’intitule « Global Europe-Competing in the world ». Celle-ci promeut un programme de libéralisation aussi bien interne qu’externe. Elle prévoit explicitement d’harmoniser les règles européennes de façon à éviter des tensions avec des partenaires aux exigences réglementaires moins élevées. En exigeant l’ouverture de ce second volet des négociations APE, la Commission vise donc non

seulement à ouvrir de nouveaux marchés à ses opérateurs économiques mais aussi à faire pression sur les protections sociales et environnementales qui balisent son propre marché.

Pour toutes ces raisons, les citoyens tant européens qu’ACP doivent se sentir interpellés par le forcing pratiqué aujourd’hui par la Commission en vue d’obtenir la signature des APE. Certes, le commerce et l’investissement peuvent être, parmi d’autres, de puissants leviers de développement. Mais pas dans des délais et conditions inapplicables aux réalités des pays ACP. Leur intégration en régions est souhaitable si elle leur permet de renforcer réellement leurs potentialités pour affronter le marché mondial. A leurs rythmes et dans les conditions qu’il leur appartient de définir. On en est loin.

La coopération entre l’UE et les ACP devrait être fondée sur une approche qui soutienne le développement durable et la promotion de tous les droits humains. Elle doit reconnaître aux producteurs ACP le droit à protéger leurs propres marchés, locaux et régionaux ainsi qu’à formuler et poursuivre leurs propres stratégies de développement. Plutôt que de balayer d’un revers de la main les protestations de milliers de citoyens européens et ACP, les Commissaires seraient bien inspirés de prendre avec eux le temps de la réflexion.

Signatures

Europe : Jacques Debatty, prés.CNCD-11.11.11, Jacques Bastin, Secr. Gén. Solidarité Socialiste, Bogdan Vanden Berghe, Secr. Gén. 11.11.11 nl, Juliette Boulet, députée Ecolo-Groen!, Carmelina Carracillo, cood.pol Entraide et Fratrenité, Hubert Chegaray, prés. l’Appel (Paris), Stefaan Declercq, Secr. Gén. Oxfam Solidarité, Isabelle Durant, sénatrice Ecolo – Groen !, Geert Engelen, Vredeseilanden, Benoît Faucheur, Président Collectif France Haïti, Arnaud Gorgemans, coord. Solidarité Mondiale, Jean-Jacques Grodent SOS Faim, Alain Hutchinson chef du groupe socialiste à la Com. Dév.du Parlement européen, Begoña Iñona AEFN, Véronique Jamoulle, députée bruxelloise PS, Fouad Lahssaini, député Ecolo-Groen ! Jean-Marc Nollet, chef du groupe Ecolo-Groen ! à la Chambre, José Osaba, Forum Rural Mondial, Caroline Mainenti Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (Lyon), Hervé Puiroux Secr. Gén Agro sans Frontières intern., Etienne Quiriny, Prés. Magasins du Monde Oxfam, Jean-François Ramquet, Secr. Rég.FGTB Verviers, Erik Rydberg, Secr. Gén Gresea, Wolfgang Scheneke, Directeur du réseau Afrique (Allemagne), Thérèse Snoy, députée Ecolo –Groen !, Alexandra Spalletta, coordination Europe-Haïti, Eric Toussaint, prés.CADTM, Stefaan Van Hecke, député Ecolo-Groen !

ACP :

Burkina Faso : Ouatarra W Bernadette, Dir. Inades Formation, Maurice Oudet, Prés.SEDALAN

Cameroun : Mary Nyuyinwi ACDIC

Côte d’Ivoire : Albertine Ipou, présidente Mopajef

Haïti : Jean Pierre Ricot PAPDA, Stephanie Rodriguez RNDDH, Colette Lespinasse GAR, Jeannine Bardonnet Solidarité Laïque, Guy Noma Mouvement dém.populaire

Mali : Mocatar N. Coulibaly AMADIP, Aminata T. Barry, Prés. du CAD, Ngoy P. Kasongo Maniema Libertés

Niger : Laoual Sayabou RODADDH

RDC : Euphrasie A. Lutola Espace Cotonou et Nestor Mabala K, Secr. Gén.

CNONGD, Jose A Osaba Réseau Ressources Nat., Yela Bonketo (Coord. CEDEN)

Rwanda ; François Muyentwari, coord. Acor

Sénégal : Maïmouna I Dieng PF des ANE, Djibril Badiane Secr. Gén. ONDH,

Mamadou Doumbaya, Secr. Gén. Syndicat Dém. des trav. du transport routier)

Togo : Ama. E. Esso GARED

Posté par befaz, 28 décembre 2007 à 08:00

kitt là pauvre senegal oui

pardonnez laissez la cote divoire trankil si vs etiez a sa place kallez vs faire.
merci Wade merci ceci cel vs pensez ke koi?ils st les premiers a penser a linteret de leur pays.cest koi ca.la cote divoire oci pense a son interet et koi de plus normal.notre econo est base sur lagriculture ke voulez vs kon fasse voici le problem de la bceao nombreu st les pays ki veulent prendre notre place a la tete or vs saviez ts kel est laccord ki a ete signe a ce sujet et ojourd8 ils veulent changer pr leur prope profit.la Cote divoire a raison et on soutiendra notre pays jusko bout

Posté par kanel, 03 janvier 2008 à 15:38

l afrique a montré la voie a la cote divoire

la position de la cote d ivoire se comprend.longtemps victime de l hypocrisies des pays d afrique durant son conflit,la ci n est plus prete a soutenir les autres pays africains.elle applique strictement la politique du gle de gaulle(1 paiys na pas d amis mais des interets.merci au president wade pour sa bouffonneries.

Posté par johnny, 03 janvier 2008 à 20:21

A vous Giselle

J'ai pris le temps de lire vos commentaires sur la signature de la Côte d'ivoire à l'APE. Vos commentaires m'ont simplement attristé. Pour vous c'est la Côte d'Ivoire seule qui doit pratiquer la solidarité à l'égard des autres pays de l'Afrique de l'ouest. Et ainsi cela est conforme au bon sens. Quand des pays de l'Afrique de l'ouest applaudissent la barbarie de la France en Côte d'Ivoire, pour vous c'est un grand signe de solidarité sous-régionale. Je dois vous dire que la solidarité quand elle existe,doit être totale et reciproque.
En toute franchise,nous estimons que l'Etat de Côte d'Ivoire pour une fois s'est comportée comme un Etat moderne qui sait prioriser ses intérêts. Et cela est une bonne chose.
Je vous informe que l'Etat de Côte d'Ivoire à decidé de prendre son destin en main et la prochaine étape sera notre départ de la zone CFA pour créer notre monnaie.
Vous pouvez développer toutes formes de théories monétaristes comme vous le voulez mais la terre d'Eburnie a desormais compris ce qui est bon pour elle.
Alors je vous invite à sensibiliser les autres pays de l'Afrique de l'ouest sur la notion de la solidarité au lieu de vous s'enliser dans des prises de positions des années 60.

Merci et que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire !

Posté par FIACRE, 11 janvier 2008 à 10:25

A Fiacre, je vous rejoins sur le CFA

La Côte d’Ivoire, poumon économique de la sous-région pourrait insuffler cet élan de solidarité. Ce n’est pas parce que les petits pays voisins ont manqué de solidarité à son égard lors des dernières années que la Côte d’Ivoire doit en faire autant. Ce n’est pas la petitesse qu’il faut propager mais la grandeur. Je ne vous rejoins pas sur votre analyse économique relative aux APE, je reste persuadée que c’est un accord défavorable au pays, cependant je vous rejoins totalement sur l’urgente nécessité de rompre avec le CFA. C’est la condition première à la libération.

Posté par giselle, 13 janvier 2008 à 12:58

méprisant

"giselle" je trouve vos propos méprisant et raciste sur les "petis pays" de l'afrique de l'ouest!!

que je sache, il n y a pas un seul pays en voie de développement en afrique de l'ouest...

Posté par marianne, 16 janvier 2008 à 19:50

Cessez de provoquer les ivoiriens

Si je comprends bien, la Côte d’Ivoire s’en portera mieux si elle choisissais de perdre 200 milliards par an? Voilà une solidarité bien couteuse et un postulat bien curieux! A vous, Mohamed du Sénégal, combien votre pays est-il prêt à supporter pendant une seule année, par solidarité envers la Côte d’Ivoire? Dès qu’il s’agit de la Côte d’Ivoire, beaucoup de “nos frères” sont frappés d’autisme.

Posté par cablan, 20 janvier 2008 à 02:49

méprisant et raciste ?

Marianne, je ne vois pas ce qu'il y a de méprisant ou raciste dans mes propos. Il existe des critères internationaux de classifications des pays, ce n'est pas moi qui les ai créés ! Il s'agit de critères purement économiques qui excluent la culture du pays. Il est certains que si la culture entrait dans ces critères, certains pays dits petits se retrouveraient en tête !

Posté par A marianne, 21 janvier 2008 à 15:33

traitresse cote d'ivoire

Dommage que tu ne nous dis pas de quel pays tu es.Ta liberté d'expression t'autorise à parler de ce que tu ne sais pas et tu insultes peut-etre inconsciemmennt tout un peuple.Sais-tu combien d'ivoiriens il y a au sénégal? au Mali? au Burkina? Je peux sans me tromper te dire que leur nombre dans tous ces pays ne dépasse pas 5000.Sais-tu combien de sénégalais, de maliens,de burkinabés mangent chaque jour le kplè à Abidjan? Ils sont au bas mot 3.500 000.Sais-tu qui sont ceux qui ont donné gite et couvert aux rebelles? Alors calmons-nous.

Posté par Jean-Pierre, 24 janvier 2008 à 15:18

A vous Giselle

Merci de me rejoindre sur l'idée de création d'une monnaie ivoirienne.
Vous savez comme moi certainement que le développement d'une nation passe par la maîtrise de sa politique monétaire.
L'europe prend ses décisions monétaires par rapport à sa propre vision et surtout pour le bien être des européens.
Et nous pays de la zone CFA, nous subissons les dérives de ces politiques monétaires. Conséquences: nous avons une monnaie plus forte que notre économie ( zone CFA).
Pour les APE,les états de la CEDEAO ont mis en place une organisation politique qui n'anticipe pas sur le futur.
La CEDEAO savait bien qu'au 1 janv O8 l'accord de lomé deviendrait caduque.Et cette organisation n'est pas allée à l'essentiel.
La Côte d'ivoire n'avait pas le droit de liquider son économie qui est pour l'instant basée sur les exportations pour privileger une solidarité sous regionale avec des pays qui refusent le jeu de l'anticipation.
Dans tous les cas la CEDEAO est obligée de convaincre les autres pays pour s'aligner sur la Côte d'Ivoire et le Ghana.
Je pense que si la Côte d'Ivoire continue de se doter de dirigeants qui anticipent sur les questions de développemnent,elle pourra s'assumer dans le concert des nations.

Merci et que Dieu vous benisse !

Posté par FIACRE, 28 janvier 2008 à 12:11

le panafricanisme n'est-il qu'un slogan?

La Côte d'Ivoire en signant les APE, vient en quelque sorte démontrer que l'Afrique n'est pas encore prête pour la création d'une union continentale. maintenant il faudrait s'interroger sur les tenants et les aboutissants,c'est à dire savoir le pourquoi de cette signature.

Posté par kattié Jean-bapt, 04 avril 2008 à 19:15

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