28 décembre 2007
Une bonne nouvelle pour les technophiles d'Afrique
L'ordinateur portable low-cost créé par la firme sud-coréenne Asus coûtera, neuf, moins de deux cents mille francs CFA. Juste un peu plus cher qu'un téléphone portable multimédia. En plus, il fera avancer la cause des logiciels libres, qui ne peuvent que profiter au continent. Rue 89 nous en parle, dans un article intéressant.
27 décembre 2007
Ben a lu "Le Canard Enchaîné pour nous !
Et il y a trouvé un article savoureux qui est disponible sur son blog, et qui nous montre que les belles promesses des pays riches et l'aide au développement ne sont rien d'autre que des pièges à naïfs.

Ben's home page via kwout
Une campagne à importer en Côte d'Ivoire ?
Dans le cadre de la campagne électorale en vue de la présidentielle kényane, la société civile se rappelle aux décideurs politiques prompts à appeler le peuple à voter pour eux et tout aussi prompts à l'oublier quand ils sont élus, tout occupés qu'ils sont à lutter contre LEUR pauvreté au lieu de lutter contre LA pauvreté. Les leaders ivoiriens ont habitué leurs électeurs au type de comportement que dénonce très bien le visuel ci-contre.
26 décembre 2007
Cadeau de Noël et de nouvel an
Léandre Sahiri m'a envoyé, ainsi qu'à ses autres correspondants, un texte au vitriol du Dr Cécile Kobé Ziri, qui s'indigne contre les contre-valeurs qui s'épanouissent devant nos yeux à Abidjan, dont le concours "Miss Noël" qui érotise précocement le corps des enfants.
Je vous envoie le lire sur mon autre blog, qui est la face émergée d'un iceberg-surprise que je vous prépare pour l'année nouvelle.
http://kouamouo.ivoire-blog.com/
24 décembre 2007
Des "pétards de Noël" très inquiétants à Bouaké
Est-il illusoire de croire en une opération consensuelle de désarmement ?
L'agence APA nous informe, et Edgar Yapo s'interroge : va-t-on vers un désarmement forcé ?
Pendant ce temps, Abidjan s'enjaille, entre embouteillages enfiévrés et préparatifs de réveillons... Personne ne s'inquiète plus que de raison.
22 décembre 2007
A propos de harmonie.ci
Dans un précédent post, je vous avais parlé de ce service permettant d'envoyer des SMS gratuitement. Visiblement saturé par l'afflux d'internautes "aimant trop cadeau", ce service est offline en ce moment. Je tiens à préciser que je ne connais aucun des promoteurs de harmonie.ci. J'ai juste compris, en lisant les indications figurant sur leur site, que leur modèle économique se fondait sur un échange : l'internaute-propriétaire de téléphone mobile envoie gratuitement des SMS, et l'entreprise qui offre ces SMS vend son numéro de téléphone aux annonceurs qui veulent le toucher en lui envoyant un SMS "sponsorisé".
Que se passe-t-il ? Les annonceurs ne se bousculent-ils pas ? En tout cas, harmonie a bloqué le service, mais a réussi à collecter les numéros de téléphone mobile de plusieurs usagers (dont moi) et leurs profils (les centres d'intérêt devant être notifiés pour profiter de la gratuité).
L'un d'entre vous s'est plaint d'avoir reçu un coup de fil d'escrocs essayant d'obtenir quelque chose de lui en lui faisant miroiter un prix dans le cadre d'une "tombola" (si j'ai bien compris). Il est persuadé que le site harmonie.ci y est pour quelque chose. Il faut bien que ses promoteurs communiquent sur l'interruption de leur service pour ne pas faire enfler la rumeur.
21 décembre 2007
Pour vous, c'est quoi un blog ?
Le site ecrans.fr, propriété de Libé, a posé la question à de nombreux bloggeurs. Leurs réponses m'ont plu et m'ont permis de réfléchir à la question moi-même.
http://www.ecrans.fr/C-est-quoi-un-blog,2836.html
Pour moi, un blog, c'est un espace "où on est mi-maître mi-esclave, d'une liberté indiscutable". Je paraphrase là Véronique Sanson, qui parlait de l'époque épique que nous vivons.
Histoire de classements
C'est mon ami CouperColler qui m'a fait connaître cette expression qui résume le combat d'un certain nombre d'individus et de médias, dans la partie anglophone de notre continent : rebranding Africa (http://coupercoller.wordpress.com/2007/06/18/rebranding-africa/). "Rebrander" l'Afrique, c'est mettre en lumière des faits, des chiffres et des données qui illustrent mieux les réalités du continent, et en donnent une vision plus positive que celle véhiculée par les Occidentaux. Je dois avouer que j'avais un peu de méfiance pour ce concept, car c'est au nom de "l'Afrique positive" que certains magazines panafricains ont donné dans la dithyrambe sans nuances de nombreuses "démocratures" et de plusieurs "pères de la Nation" cramponnés à leurs fauteuils.
Mais certains faits donnent raison aux promoteurs du fameux mouvement de "rebranding" du continent. Aveuglés par leur afro-pessimisme, les journalistes et analystes financiers occidentaux finissent par se convaincre que l'Afrique n'existe pas, ou du moins ne peut compter dans la mondialisation.
Les classements des premières entreprises (du monde, d'un continent, d'un pays) donnent l'occasion de s'en rendre compte. Ainsi, alors que la Sonatrach (monstre algérien des hydrocarbures) a un chiffre d'affaires comparable au Coréen LG ou à l'Américain Boeing - et mérite à ce titre le rang de 80è entreprise mondiale -, le classement du magazine américain Forbes de cette année l'ignore royalement. Les experts de cette illustre institution de la presse financière ne savent peut-être pas où se trouve l'Algérie. Du coup, le dernier hors-série de Jeune Afrique consacré aux 500 plus grandes entreprises africaines vient comme un bol d'air frais. Parce qu'il est plus spécialisé, il permet de mettre en lumière de manière plus claire les réalités économiques du continent, le potentiel des entreprises qui s'y trouvent et les opportunités d'investissement. Bien connaître l'Afrique peut aujourd'hui rapporter gros. Les quelques rares groupes spécialisés dans le "private equity" en Afrique profitent bien des investissements judicieux qu'ils ont fait il y a quelques années, alors que le monde dormait, shooté au puissant somnifère qu'est l'afropessimisme.
Il faut faire connaître l'économie de l'Afrique. C'est pour cette raison que j'applaudis la diversification de la presse spécialisée sur le continent, tant qu'elle ne se contente pas de diffuser des publireportages à la gloire de quelques patrons au gros portefeuille publicitaire. Je me réjouis de la création de Les Afriques (www.lesafriques.com). En Côte d'Ivoire, je ne manque pas d'acheter "PME Magazine".
Justement, en ce mois de décembre, "PME Magazine" publie un classement des 500 premières entreprises de Côte d'Ivoire. Et il y a quelque curiosité à comparer son classement à celui de Jeune Afrique, qui consacre un tableau aux 50 plus grandes entreprises du pays des Eléphants. CNR International Côte d'Ivoire SARL, par exemple, est classée troisième entreprise ivoirienne (avec un chiffre d'affaires de près de 197 milliards et un résultat de plus de 159 milliards de F CFA), alors qu'elle n'est pas présente dans le classement de Jeune Afrique. Cargill West Africa est absent du classement de Jeune Afrique, quand le groupe Sifca est invisible du classement de "PME Magazine" - on n'y voit qu'ADM Cocoa Sifca, qui est une toute autre entreprise depuis que le groupe historique a cédé ses activités "cacao" au monstre américain des matières premières après la fin des "quotataires" en 1999.
Hypothèse probable : certaines entreprises, en Côte d'Ivoire et en Afrique, sont si réticentes à communiquer qu'on peut ne pas connaître leur chiffre d'affaires et leur résultat net. Y a-t-il une base de données remise à jour quotidiennement, où les "grandes boîtes" déposent tous les chiffres et données qui permettent de mieux les connaître ? On ne peut pas se plaindre de l'absence de visibilité quand on rechigne à se montrer sous son meilleur jour. L'adage "pour vivre heureux, vivons cachés", n'est pas adapté aux groupes financiers et industriels d'aujourd'hui.
Le choc des photos...
Admirons Chérif, l'ex ange exterminateur de la rébellion, son épouse, son parrain et sa marraine...
19 décembre 2007
Présidence de l'ANC : Zuma bat Mbeki
Qu'est-ce que le numéro un sud-africain est-il allé faire dans cette galère ? Etait-il obligé de garder la tête du parti au moment de quitter le sommet de l'Etat ? Le voilà bien humilié, dans un destin très "chavezien".
http://lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-991285,0.html?xtor=RSS-3210

