18 décembre 2007
Affaire Kieffer : les papiers de Libé et de L'Express
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=462996
http://www.liberation.fr/actualite/monde/298708.FR.php?rss=true
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2007/12/18/01011-20071218FILWWW00336-affaire-kieffer-paris-soutient-le-juge.php
Bouaké : coups de feu et revendications avant un désarmement annoncé
17 décembre 2007
Droit de suite : le Ghana signe un accord intérimaire avec l'UE
Une semaine après la signature d’un Accord de Partenariat Economique (APE) d’étape avec la Côté d’Ivoire, c’est avec un grand plaisir que la Commission européenne peut également annoncer la signature d’un tel accord commercial intérimaire avec le Ghana.
L’objectif de la Commission européenne reste la négociation un APE global pour toute la région de l’Afrique de l’Ouest en début 2008. Les APE d’étape avec le Ghana et la Côté d’Ivoire sont transitoires et visent à éviter une interruption des relations commerciales avec ces pays à partir du 1er janvier 2008, date à laquelle expirera le régime commercial adopté sous Cotonou.
La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui ne figurent pas parmi les pays les moins avancés (PMA), ont besoin d’un tel accord intérimaire compatible avec les exigences de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), au risque d’être automatiquement soumis au Système de Préférences Généralisés (SPG) qui est moins avantageux que le régime de Cotonou.
La situation est différente pour les PMA, qui pourront bénéficier de l’initiative “Tout sauf les Armes” (TSA) présentant les mêmes avantages que le régime de Cotonou.
Les négociations en vue d’atteindre un APE global en début 2008 continueront et nous espérons de parvenir à un accord bénéfique pour le développement économique de la région ouest africaine.
Nous serions heureux si nos partenaires, pendant le comité des Ministres au sujet des APE le 17 décembre à Ouagadougou ainsi qu’à la prochaine conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA et de la CEDEAO en mi-janvier, soutenaient les APE d’étape conclus avec la Côte d’Ivoire et le Ghana et s’engageaient pour la négociation rapide d’un APE global pour toute la région en 2008, en déterminant déjà un programme de travail concret et ambitieux.
Nous espérons que l’année prochaine, les informations qui circuleront au sujet des APE seront de meilleure qualité et que par ailleurs nous parviendrons à encore mieux coordonner nos relations avec les Commissions de la CEDEAO et l’UEMOA. Nous devrons notamment travailler, dès janvier, sur un sujet de grande importance, à savoir l’élaboration des nouvelles Règles d’Origine améliorées applicables à toute l’Afrique de l’Ouest.
15 décembre 2007
La Côte d'Ivoire et ses cybercriminels !
http://decomex.fr/blog/index.php/2007/12/08/306-attention-nouvelle-arnaque
Le couple Ouattara témoin du mariage de Chérif Ousmane
Un chef de guerre de la rébellion des forces nouvelles (FN) de Côte d’Ivoire, Chérif Ousmane, commandant de la zone de Bouaké (centre), fief de la rébellion ivoirienne, s’est marié samedi à Binta Lamizana à Ouagadougou en présence de l’épouse du président burkinabé Blaise Compaoré et de plusieurs personnalités du pays, selon un témoin. | |
La cérémonie nuptiale s’est déroulée à (11H25GMT) à l’Hôtel de ville de la capitale burkinabé devant plusieurs personnalités, dont des députés, l’ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI) Alassane Ouattara et son épouse qui, était le témoin du marié. L’on notait également à ce mariage, la présence des quelques ministres ivoiriens, M. Sidiki Konaté du Tourisme, par ailleurs porte-parole des FN, M. Amadou Koné (FN) ministre de la Justice et des Droits de l’Homme et des responsables militaires des FN de même que de nombreuses populations venues des zones sous contrôle de la rébellion ivoirienne. Après le cadre de la maire, les mariés et les invités se sont rendus à l’"Hôtel Azailai indépendance", un hôtelier réceptif chic de Ouagadougou, pour partager un cocktail. Binta Lamizana est l’une des petites filles de feu le général Aboubacar Sangoulé Lamizana, deuxième président de la République du Burkina-Faso. |
Source Alerte Info
14 décembre 2007
L'arrogance européenne (2)
Les commentateurs de presse et la blogosphère africaine ne se sont pas trop attardés sur la polémique à distance entre le Guide libyen Muammar Kadhafi et le commissaire européen au développement Louis Michel, mais il me semble qu'elle illustre bien la fameuse "arrogance européenne" dont je parlais dans un précédent post.
Certes, l'Afrique n'a pas mandaté Kadhafi pour déclarer, lors d'une conférence publique à Lisbonne : "Les forces coloniales doivent dédommager les peuples qu’elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses (...) Ce sera un des points principaux du sommet : les compensations pour la période coloniale". Mais la réaction de Louis Michel est stupéfiante d'indignité et de suffisance. "Les colonisateurs ont déjà payé des sommes considérables pendant des décennies. Ces sommes n’ont pas toujours été utilisées au mieux. Et on continue, donc on n’a pas de leçon à recevoir de ce point de vue".
Si une longue littérature pertinente n'avait pas mis en lumière "l'envers de la dette" et le système mafieux de l'aide au développement qui a longtemps servi à financer des "pays-clients" dans le cadre de la guerre froide (lesquels arrosaient par la suite les partis politiques des "pays-donateurs), on aurait pu accorder à Louis Michel des circonstances atténuantes.
Mais l'ancien chef de la diplomatie belge est définitivement inexcusable. D'abord, parce qu'il biaise le débat. Quand et où est-ce que l'aide au développement a-t-elle été présentée comme une compensation pour les crimes coloniaux ? Par ailleurs, lorsqu'on voit le système inique des pensions à double vitesse pour les anciens combattants des guerres mondiales en France - selon qu'ils aient été soldats métropolitains ou tirailleurs -, l'on se rend bien compte que ni la justice ni les dédommagements n'ont jamais été au programme de la décolonisation. Relire l'histoire de la Guinée et se rémémorer la "punition" de De Gaulle à Sékou Touré - l'homme du "non" à la Communauté - peut aussi mettre les idées bien en place.
Mais disons que Louis Michel n'est pas Français. Justement... il est Belge ! Il a forcément lu "Les Fantômes du Roi Léopold - un holocauste oublié", ouvrage d'Adam Hotschild qui raconte avec force détails la "terreur coloniale dans l'Etat du Congo" et le pillage éhonté d'un pays plus grand que l'Europe de l'Ouest. Il sait comment son pays a saboté l'indépendance de la République démocratique du Congo et participé à l'assassinat de Patrice Lumumba. Il se souvient du soutien belge à Mobutu Sese Seko, dictateur aux mains sanguinolentes - c'est sans doute ce qu'il considère comme les "sommes considérables" payées aux anciennes colonies... Il est conscient que son pays a miné l'indépendance du Rwanda en y important le tribalisme structurel qui vient par ailleurs d'y resurgir de façon grotesque. C'est bien la Belgique qui a figé les catégories "Hutu" et "Tutsi" au pays des Mille Collines !
Personnellement, je ne mènerai jamais le combat des "réparations" parce qu'il est vain et perpétue l'image de l'Afrique spectatrice de l'Histoire et quémandeuse. Ce combat ne mène à rien parce que les Européens n'ont aucune intention de payer quoi que ce soit et personne ne peut les y obliger. Ce qu'il est urgent de faire, c'est de mettre fin à la guerre civile qui ravage l'Afrique depuis trop longtemps (que ses manifestations soient ouvertes ou larvées). Ce qui est urgent de faire, c'est l'unification politique et économique du continent et l'utilisation du formidable levier de ses richesses naturelles pour relever les défis démographique, industriel, sanitaire et social qui nous attendent. C'est prendre une revanche tranquille sur une Histoire qui nous a marginalisés.
Mais il n'est pas interdit de lutter contre les falsificateurs et les négationnistes qui, croulant sous le poids des crimes qui ont fait la prospérité de leurs pères, n'en finissent pas de raconter des histoires qui insultent la mémoire collective de l'humanité. Il faut en finir avec l'arrogance européenne !
PS : L'Italie a déjà indemnisé la Libye pour la dédommager des agressions du passé : http://www.minorites.org/article.php?IDA=18504
Gbich, encore et toujours !
Sans commentaire, bien sûr !
13 décembre 2007
Un blog intéressant
Il est de Ben, un membre du village discret mais bien présent. Il a "construit sa maison" il y a quelques semaines sur Blogger, je vous conseille d'y aller.
11 décembre 2007
Kadhafi a cédé ses pétro-euros, Sarkozy a bradé son orgueil
On dirait que le "Guide" fait tout pour augmenter l'opprobre médiatique sur son hôte. On le voit bien chanter "Ma liberté de penser" de Florent Pagny en version arabe et psychédélique.
http://www.rue89.com/2007/12/11/sarkozy-et-kadhafi-ont-ils-parle-des-droits-de-lhomme
En plus, voilà que Kadhafi critique l'exclusion et la "francité" dans le pays qui l'accueille, révolte les Africains de France et se solidarise quasiment des émeutiers de Villiers-le-Bel.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=59916&xtor=RSS-96
Ceci dit, au-delà du plaisir que je ressens à la "dégustation" de ses foucades, je trouve Kadhafi ridicule et folklo, démago au possible... et je pense qu'il ne mérite pas de parler au nom de l'Afrique. Je ne sais pas pour vous, mais je préfère largement un Thabo Mbeki, nationaliste africain adepte de la démocratie et des libertés.
PS : Je reparlerai de Kadhafi et de sa joute verbale à distance avec Louis Michel lors de mon prochain post. "L'arrogance européenne (2)".
10 décembre 2007
L'arrogance européenne (1)
Beaucoup de choses ont été écrites sur le dernier sommet Europe-Afrique de Lisbonne. Il me semble pour ma part que s'il y a une leçon à retenir de ce grand raout, c'est que l'arrogance européenne se porte toujours aussi bien, et qu'elle est souvent accompagnée d'une sorte de schizophrénie qui, à certains égards, est fascinante.
Ainsi de Nicolas Sarkozy. Même si on le sent pressé de renouer avec la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo pour y défendre les intérêts de ses amis du CAC 40, il ne peut se départir d'une suffisance bien déplacée dans le contexte. La rencontre entre les présidents français et ivoirien est "un pas vers une certaine forme de normalisation, laquelle normalisation n'aura lieu définitivement qu'après des élections transparentes". Vertueuse posture, mais qui est franchement risible : tous les observateurs avisés savaient bien qu'après Lisbonne, Nicolas Sarkozy accueillerait en grande pompe à Paris, et pendant cinq jours, un Mouammar Kadhafi qui ne manque pas une occasion de brocarder le fait électoral et la démocratie à l'occidentale. Pourquoi Sarkozy n'attendrait pas une mise à niveau démocratique de la Libye comme il dit vouloir le faire pour la Côte d'Ivoire ? Il suffit de regarder en direction d'Anne Lauvergeon, patronne d'Areva (multinationale française spécialisée dans l'énergie nucléaire). A partir d'un certain nombre de milliards, les Européens remisent leur plaidoirie pour les droits de l'homme. La France n'a-t-elle "mangé" à la table de Saddam Hussein malgré tous les cadavres qu'il avait dans le placard ? Qu'est-ce que la jolie Rama Yade (secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme qui critique ouvertement les choix présidentiels) ne comprend-elle pas là ? Au demeurant, l'Europe peut-elle se permettre, dans le climat de concurrence rude qui caractérise la mondialisation, de ne faire du commerce qu'avec les pays respectant les principes de la démocratie libérale ?
Le même Nicolas Sarkozy s'est réjoui, selon Frat-Mat, de ce que Laurent Gbagbo n'était pas le concepteur de l'ivoirité. Il
reste que Gbagbo aurait pu lui répondre qu'entre les tests ADN, le resserrement du régime du regroupement familial et les reconduites à la frontière de plus en plus nombreuses, c'est plutôt à l'Afrique de disserter sur la xénophobie européenne. Scandaleuse hypothèse ? Oui, si l'on n'a pas "écrasé" dans son disque dur le logiciel de l'arrogance européenne.


