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Le blog de Théophile Kouamouo

Vous rêvez comme moi d'une Afrique digne, d'une Afrique des Africains plus solide face à la violence des impérialismes ? Vous militez pour un continent démocratique et indépendant ? Moi aussi. Marchons d'un même pas.

10 décembre 2007

APE : traîtresse, la Côte d'Ivoire ? (2)

bateau_de_p_che_ciFaut-il brûler la Côte d'Ivoire pour avoir été le premier pays africain à signer un accord intérimaire avec l'Union européenne alors que la consigne générale visait à dire un grand "non" et à reporter toute négociation dans le cadre des Accords de partenariat économique (APE), qui doivent mettre un terme au régime préférentiel permettant aux pays ACP d'exporter dans l'UE avec des tarifs avantageux sans que la réciproque soit exigée ?

Pour répondre à cette question, il faut d'abord s'en poser une autre : pourquoi Abidjan a signé là où des pays comme le Sénégal ou le Nigeria ferraillaient pour maintenir le statu quo ante ? Première hypothèse : la Côte d'Ivoire a été menacée. On peut le croire en effet quand on lit les propos tenus jeudi dernier par le Commissaire européen au Développement Louis Michel, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "La Côte d'Ivoire a intérêt à signer les accords commerciaux intérimaires proposés par l'Union européenne, en attendant la conclusion des APE, car, à défaut, à partir du 1er janvier, les bateaux européens ne pourront plus transporter les produits de base ivoiriens, comme la banane et le cacao", a déclaré M. Michel.

Cette hypothèse n’est toutefois pas suffisante : la Côte d’Ivoire a pris sa décision bien avant les propos musclés – et franchement inconvenants – de Louis Michel. Le jour où l’ancien chef de la diplomatie belge parlait à Bruxelles, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement de Côte d’Ivoire, prenait la parole lors d’une cérémonie à Abidjan. Il expliquait en substance :

que la Côte d’Ivoire avait longtemps tendu la main aux autres pays de la CEDEAO pour solliciter des concertations en vue d’une position commune et surtout de propositions communes aux Européens ;

que les querelles de compétences entre la CEDEAO et l’UEMOA avaient perdu du temps à la sous-région ;

que le Nigeria se contentait d’une position de principe bravache parce que juché sur ses barils de pétrole, ce que le Ghana aurait compris en endossant les résultats d’une étude d’impact ivoirienne menée avec sérieux ;

qu’il ne faut pas exagérer, et que tout le monde savait bien que le régime de préférences unilatérales prendrait fin le 31 décembre 2007 et qu’il n’est pas question de jouer les irresponsables… comme d’habitude.

Bref, la Côte d’Ivoire aurait fait cavalier seul en raison du manque de sérieux des pays ouest-africains côtiers et pourvus de secteurs agricole et/ou industriel significatif, ayant une activité import-export d’un certain niveau.

Il n’est pour autant pas interdit de se demander si Abidjan, qui compte sur Bruxelles pour le financement de son programme de sortie de crise, pouvait se permettre de jouer les rebelles et les « altermondialistes ». En tout cas, une fois de plus, les faiblesses structurelles d’organisations communautaires africaines plus folkloriques qu’institutionnellement assises sautent aux yeux. Comment arriver à tirer profit de la mondialisation si l’Afrique refuse de s’asseoir et de fabriquer patiemment et sur la base des intérêts communs, intra muros, les consensus minimaux permettant d’être des interlocuteurs dignes de respect face aux Européens, aux Américains et aux Asiatiques ? Dur, dur !

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09 décembre 2007

APE : traîtresse, la Côte d'Ivoire ? (1)

abidjan_chouette

La Côte d’Ivoire a conclu vendredi un accord intérimaire de libre échange avec l’Union européenne, qui s’efforce d’en signer le plus grand nombre avant l’expiration, le 31 décembre, du régime préférentiel appliqué à plus de 80 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). “Nous pensons avoir un bon accord. Il s’agit d’un accord consensuel entre le secteur privé, le gouvernement ivoirien et l’Union européenne”, s’est félicité Amadou Koné, ministre ivoirien de l’Intégration, qui a paraphé le document en compagnie du représentant de l’UE à Abidjan.

Premier pays africain à conclure un accord bilatéral de partenariat économique avec les Vingt-Sept, la Côte d’Ivoire s’est ainsi désolidarisée de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui espère prolonger sous une autre forme le régime réservé aux membres du groupe ACP, jugé illégal par l’OMC. L’accord, qui ouvre la voie à une baisse progressive des tarifs douaniers sur 15 ans, entrera en vigueur le 1er janvier mais pourrait ne pas être ratifié avant juin.

Pour l’organisation humanitaire Oxfam, la Côte d’Ivoire “prend le risque de détruire une communauté économique en cours de construction dans l’une des régions les plus pauvres au monde. “Il est ironique qu’à la veille du Sommet (UE-Afrique) de Lisbonne, qui est censé magnifier le partenariat, l’Union européenne cherche à diviser les pays africains”, a-t-elle commenté. (Source Reuters)

Wade, chef du "non" aux APE : http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=59700&xtor=RSS-96

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07 décembre 2007

Une parabole de notre époque

gbakaBusiness as usual, pourrait-on dire cyniquement avec un haussement d'épaules. Une rixe urbaine - qui a coûté la vie à un jeune homme - a opposé à Adjamé, quartier vibrionnant d'Abidjan, "chauffeurs de gbaka" (minicars de transport collectif) et forces de l'ordre, membres du CeCOS (unité spéciale dédiée à la sécurité du district d'Abidjan). Le Matin d'Abidjan raconte comment on en est arrivé là, dans son édition de ce vendredi.

"A l'origine de ce énième conflit entre le CeCOS et les chauffeurs, une brouille entre 2 agents des forces de l'ordre en civil et des responsables syndicaux et chauffeurs de la nouvelle gare de la Riviéra, connexe à la cité 220 logements d'Adjamé. Ces 2 agents, raconte Fofana Abou, responsable syndical à la gare de Texaco, ont uriné derrière un gbaka en stationnement, mercredi dernier aux environs de 16 heures. Aussitôt, le propriétaire du véhicule et les responsables des lieux ont réagi. Toute chose qui a provoqué une vive tension au niveau de la gare mais vite maîtrisée. Car, à la suite de cet incident, le travail a repris, confie-t-il. C'était compter sans la rancœur tenace des éléments des forces de l'ordre. En effet, aux environs de 19 heures, durant l'heure de pointe, 3 véhicules pick-up du CeCOS, portant les numéros, 01, 02 et 06 stationnent à la gare Texaco d'Adjamé. Tous les occupants descendent et s'en prennent immédiatement aux chauffeurs de gbakas, apprentis, chargeurs et quelques passagers... Selon lui, toutes les personnes qui avaient l'allure de ces derniers n'ont pas échappé à la furia des agents des forces de l'ordre. Tous ceux qui portaient des lèkè (chaussures à cordes en caoutchouc blanc) ont été passés à tabac, confie un apprenti Gbaka de la ligne Adjamé-Yopougon Nouveau quartier, en présentant ses blessures. Le petit Cissé Ahmed âgé de 14 ans, un apprenti débutant raconte qu'il s'est fait tabasser par 3 agents, alors qu'il faisait sa pause dans son véhicule. C'était le même sort pour ceux de la gare de la Riviera où l'incident s'est produit. Leur cauchemar a duré jusqu'à 22 heures. A Texaco, selon M. Fofana, 6 chauffeurs ont été grièvement blessés et de nombreux civils, apprentis et chargeurs blessés".

Ce que je constate, c'est que :

- des agents de la force publique se livrent à un délit banalisé à Abidjan en urinant n'importe où. Comment peut-on respecter les hommes en tenue, représentants de l'Etat, si eux-mêmes ne se respectent pas et bafouent la règle de droit et les règles d'hygiène et de salubrité publique élémentaire ?

- les "professionnels des gares", comme à leur habitude, se sentent légitimes à exercer la "violence légitime" dans "leurs" zones, alors qu'ils méprisent au quotidien les droits élémentaires des usagers ordinaires.

- les deux corps se livrent à des règlements de compte dignes des guerres de gang, où l'orgueil mal placé ne saurait se cacher derrière le dolorisme des "persécutés" ou la prétendue volonté de faire respecter un Etat maltraité aussi bien par ses serviteurs que par de nombreux citoyens ordinaires sans éducation civique.

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Un article intéressant de Michel Galy dans "Le Monde Diplomatique"

ananiasUn ami de notre village, Michel Galy, a écrit un article de fond dans Le Monde diplomatique de ce mois de décembre. Il vaut le détour, et mérite d'être lu en entier par ceux qui ont les moyens d'acheter ce mensuel - qui au demeurant n'est pas le plus cher de la presse internationale.

Tout au plus, puis-je vous livrer quelques extraits de son papier titré très sobrement "la Côte d'Ivoire tente la réconciliation nationale". Sur l'OPA opérée par les anciens de la FESCI sur la vie politique nationale, Michel Galy propose une grille explicative que je vous soumets : "Le conflit a souvent été en Afrique une voie royale permettant aux cadets de succéder aux aînés et, pour les marginaux et les rebelles, un moyen de refonder royaumes et Etats. La marginalisation d'une jeunesse de plus en plus nombreuse, exclue de la possession de la terre et des emplois formels, compose le terreau de la rébellion nordiste comme de l'agitation nationaliste dans le Sud. L'exclusion des jeunes diplômés explique notamment les parcours comparables d'un Charles Blé Goudé, chef des "jeunes patriotes" partisans de M. Gbagbo, ou d'un Soro, qui, estime sévèrement un ministre de la mouvance présidentielle, "a eu son premier bulletin de salaire à la Primature. De tels phénomènes se retrouvent ailleurs sur le continent."

Michel Galy se félicite de ce que les schémas ethniques de l'analyse majoritaire en France (contre lesquels il s'est toujours battu) sont aujourd'hui à la peine. "L'analyse classique opposait trois "grands blocs" ethno-régionaux, représentés chacun par un parti et un dirigeant : l'Est akan et les Baoulés par le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de Houphouët-Boigny et de son successeur autodésigné, M. Henri Konan Bédié ; l'Ouest krou autour du "noyau" bété qui correspondrait au Front populaire ivoirien (FPI) de M. Gbagbo ; enfin les Nordistes "dioulas" qui voteraient pour le RDR de M. Ouattara. Commode dans son simplisme, ce schéma (apprécié par les "penseurs" d'extrême droite) aboutit à des interprétations datant du... XIXè siècle : elles attribuent à chaque "chef politique" son "poids ethnique", au mieux celui de son "bloc régional". Or ce schéma se complexifie. La rébellion s'est autonomisée : M. Soro n'a pas de parti personnel, mais son alliance tactique avec le président peut déplacer nombre de voix nordistes (...) Mais surtout, malgré des identifications ethniques, toujours prégnantes, la géographie du peuplement a changé : plus de 50% de la population ivoirienne se trouve en ville (...) De plus en plus, les appartenances ethniques cèdent devant les identifications de classe ou les adhésions à des leaders charismatiques".

Michel Galy prête à Laurent Gbagbo une stratégie "transcourants" en vue de la prochaine présidentielle - un thème dont nous avons parlé ici après la tournée présidentielle dans le Nord. "Cette situation nouvelle pourrait permettre le succès d'une ligne centriste que souhaite incarner M. Gbagbo, entre le courant "collaborationniste" des "houphouétistes" alignés sur Paris et celui des jusqu'auboutistes représentés par les durs du FPI, paradoxalement en accord avec une ligne rebelle militariste. Face à Gbagbo, l'opposition tente l'alliance de la carpe et du lapin : le rassemblement des "houphouétistes" regroupe le PDCI et le RDR dont les leaders se détestent cordialement - M. Bédié, fondateur de "l'ivoirité", ayant tout fait pour exclure M. Ouattara du jeu politique."

Que pensez-vous de l'analyse de Michel Galy ? Pour aller plus loin ou pour conserver des traces, achetez le "Diplo".

PS : Michel Galy fait l'atalakou de notre ami "le jeune médiologue franco-ivoirien Calixte Tayoro" et de son blog, www.coupercoller.wordpress.com, malheureusement en berne ces derniers temps. Un signe du destin pour se remettre à l'ouvrage ?

Re-PS : L'image est du photographe ivoirien réputé Ananias Léki Dago, et illustre le papier du "Diplo".

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06 décembre 2007

Un de nos villageois superstar sur Rue 89

Le blog de Delugio a été cité par la "revue de blogs et de presse" de Rue 89, le site d'information en continu qui a le vent en poupe. Son billet mis en évidence par Rue 89 concerne la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie et de sa posture "antirepentante".

http://www.rue89.com/2007/12/06/algerie-sarkozy-menage-tout-le-monde-et-ne-convainc-personne

http://delugio.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/12/06/l-antirepentance-piegee.html

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05 décembre 2007

Jacques Chirac, un petit président très vite oublié ?

En tout cas, les Français ne sont plus très intéressés par la lecture des ouvrages du cinquième président de la Cinquième dans_la_peau_de_jacques_chiracRépublique, qui sont envoyés pour la plupart au pilon, selon le site du magazine spécialisé Lire, qui écrit :

"L'ancien président de la République connaît l'un des crashs éditoriaux les plus retentissants de ces dernières années : ses deux recueils de textes sortis en mars, Mon combat pour la France et Mon combat pour la paix, tirés chacun à 100 000 exemplaires, ont trouvé moins de... 5 000 acheteurs par titre ! Du coup, le taux d'invendus retournés à l'éditeur, Odile Jacob, dépasse les 90 %."

Yako !

Posté par kouamouo à 17:00 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pourquoi je ne bois plus mon Kfé Facile

internet_cafeC'est une confidence qui vaut ce qu'elle vaut. Je suis un peu caféinomane. Et j'étais, jusqu'à une date récente, habitué à boire le matin le Kfé facile, un nouveau produit qui ma foi me convenait. Un jour, mon épouse m'a dit que la marque avait disparu. Je suis retourné au Nescafé que je ne déteste pas non plus. Puis j'ai appris en lisant la presse que la marque qui fabrique le "Kfé facile" s'appelait Niscafé et avait été traînée devant les tribunaux par Nestlé parce que Niscafé et Nescafé se ressemblent trop. Je me suis dit : "eux aussi, ils aiment palabre dê !"

Sauf que je ne savais pas que Nestlé avait "ordonné" à mon supermarché et à tous les distributeurs ivoiriens, d'arrêter de vendre le Kfé facile, avant toute décision de justice, et qu'ils s'étaient tous exécutés. Du coup, l'affaire Nescafé/Niscafé ne me semble plus ordinaire, mais apparaît comme une manifestation de plus des tendances monopolistiques brutales des grandes compagnies multinationales installées de longue date en Côte d'Ivoire. Qui a dit que la culture du parti unique ne relevait que de la sphère politique ? Les consommateurs de Côte d'Ivoire devraient se battre pour la libre concurrence, qui leur permet de jouir de prix acceptables dans le secteur de la téléphonie mobile, même s'ils peuvent encore être baissés.

Pour en savoir plus : http://www.linter-ci.com/article.php3?id_article=5588

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Antipatriotisme à l'ivoirienne !

bceao_dakarCurieux tout de même ! Alors que les chefs d'Etat, les leaders d'opinion et les intellectuels des pays membres de l'UEMOA semblent avoir adopté une attitude conciliante vis-à-vis de la Côte d'Ivoire et ont visiblement renoncé à profiter de la crise qu'elle traverse pour remettre en question la tradition voulant que le pays d'Houphouët-Boigny désigne le gouverneur de la BCEAO, une campagne de plus en plus virulente s'est déclenchée, à Abidjan même. Son objectif ? Empêcher Paul-Antoine Bohoun Bouabré, ex-grand argentier du pays et ministre d'Etat, ministre du Développement, de devenir gouverneur... parce qu'il est FPI !

Un des meneurs de cette campagne qui illustre bien une étrange forme d'"antipatriotisme à l'ivoirienne" est... Venance Konan. Il vient de publier dans plusieurs journaux un article qui dénigre Bouabré et fait la promotion d'un autre Ivoirien, en la personne de Théophile Ahoua N'doli, ancien ministre PDCI, dont le profil plairait plus - selon ses "informations" - aux autres pays membres de l'UEMOA. Pourquoi Venance Konan fait-il chorus avec ceux (s'ils existent) qui ne veulent d'un Ivoirien à la tête de la Banque que s'ils l'ont choisi à la place du président de la République de Côte d'Ivoire ? Pourquoi n'a-t-on pas entendu les démocrates aux Etats-Unis intriguer pour empêcher la nomination de Robert Zoellick à la tête de la Banque mondiale ? Pourquoi n'a-t-on pas entendu des voix en France s'élever contre le choix du "petit prof de fac socialiste" Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international ? Si après plus de cinq années d'un conflit tirant sa force de l'assujettissement d'une bonne partie de l'élite politique ivoirienne à des agendas extérieurs, on peut continuer, en Côte d'Ivoire, à mener sans vergogne ce type de campagne, c'est qu'il y a lieu de s'inquiéter pour ce pays. Les leçons du passé n'auraient-elles pas été tirées ?

Venance Konan n'hésite pas à faire dans la caricature aveugle, voire le révisionnisme. "Notre chef l'a dit, lors de sa v_konandernière entrevue télévisée avec les journalistes. Il a choisi Bohoun Bouabré parce qu'il est proche de lui. Les autres sont certes Ivoiriens mais ils ont le défaut de ne pas être proches du chef de l'Etat. Et quiconque n'est pas proche du grand chef n'a pas le droit de servir la Côte d'Ivoire au plus niveau à l'extérieur", écrit Venance Konan. N'est-ce pas ce même grand chef qui a mené campagne pour qu'Amara Essy, ancien chef de la diplomatie ivoirienne et membre éminent du PDCI, soit président de la Commission de l'Union africaine ? L'Histoire est têtue : Laurent Gbagbo est le chef d'Etat ivoirien qui a le plus partagé le pouvoir et valorisé des cadres non issus de sa famille politique. Son oecuménisme politique est rare en Afrique, et il suffit d'observer les moeurs de nombreux chefs d'Etat du continent pour le démontrer scientifiquement.

amex_presidentLe problème, c'est en réalité le sectarisme politique d'hier et d'aujourd'hui de gens comme Venance Konan persuadés qu'il y a des êtres humains nés pour gouverner et d'autres êtres humains nés pour être gouvernés. Les amis européens de notre confrère oublient souvent qu'il a été un des propagateurs les plus perfides de l'ivoirité la plus dévoyée. Paul-Antoine Bohoun Bouabré devrait se sentir honoré de ne pas avoir son soutien.

L'intégralité de l'article de Venance Konan :

http://www.lenouveaureveil.com/a.asp?n=273687&p=1787

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04 décembre 2007

Y a-t-il des "atrocités de la paix" ?

Edgar Yapo n'est pas loin de le penser, même s'il reste philosophe et préfère la paix avec atrocités à la guerre avec atrocités.

http://wwwleblogdedgaryapo.blogspot.com/2007/11/accord-de-ouagadougou-l-o-fait-mal.html

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Pourquoi la circoncision diminue les risques d'avoir le sida

Pour le savoir, lisons cet article de Rue 89, qui met en garde contre les dérives (être circoncis ne dispense pas de se préserver comme tout le monde) mais qui nous en apprend plus. Plus intéressant, il semble que la prise d'antirétroviraux après un rapport à risque (du genre viol ou accident de préservatif) diminue également les risques de contamination. Si c'est vrai, je me demande pourquoi on en parle si peu en Afrique, où les rapports non consentants existent, et où les femmes ont le droit d'être protégées des conséquences de la frivolité et souvent de la violence des hommes.

http://www.rue89.com/2007/12/01/sida-circoncire-nest-pas-prevenir

Posté par kouamouo à 14:53 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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